Cook Thomas H

Thomas H. Cook, Le dernier message de Sandrine Madison

41nnZETGYSL._SX195_J’avais prétendu il y a peu de temps que je ne lirai plus aucun roman prétoire… « Défendre Jacob » de William Landay m’avait valu cette promesse qu’aujourd’hui je romps sans vergogne.

Tout est affaire de style et Thomas H. Cook, que je viens à peine de découvrir, pourrait à mon sens user de thème mille fois rabâchés, le résultat n’en serait qu’excellent à l’instar du roman que je viens d’achever.

« Le dernier message de Sandrine Madison » est un roman intelligent. Intelligent par sa construction semée d’embûches mais dont l’auteur se joue de sorte que la lecture devient fluide et parfaitement compréhensible. Intelligent par le le passé et les souvenirs qui se mêlent au présent et au procès. Intelligent par son style très littéraire qui colle précisément au sujet et aux personnages du roman. Intelligent enfin, par les multiples références littéraires elles aussi et qui se fondent dans la vie des protagonistes de façon naturelle et évidente tel un fil d’Ariane tissé d’encre et de papier.

Loin d’être pompeux et maniéré, Thomas H. Cook réussit là un roman tout en finesse sur la lente et inéluctable érosion de l’amour et sur l’aboutissement de ses rêves, les deux étant étroitement liés dans le récit.

En effet, nos rêves ou nos ambitions que nous ne réalisons pas ne feraient-ils pas de nous des êtres dénués de la satisfaction d’une vie aboutie ? L’aigreur s’installant, nous devenons autres et le rejet de cette faute sur autrui devient alors presque naturel. Humain tout du moins. Ceux d’entre nous qui n’ont pas la force de renoncer ou d’accepter ( ce qui revient souvent au même) perdent la foi et l’estime. La sienne et parfois celle des autres.

L’amour étant fait aussi d’admiration, il n’y a malheureusement qu’un pas à faire, un seul, et l’amour s’oublie comme on a pu oublier nos rêves.

« Le dernier message de Sandrine Madison est une parenthèse de tendresse et de nobles sentiments. Il désacralise puis magnifie l’amour sans pour autant en oublier la difficile pérennité.

 

 

 

Humeur musicale

Thomas Cook est originaire de l’Alabama

 

 

4ème de couv’

 

Sam et Sandrine Madison enseignent tous deux — elle l’histoire et lui la littérature — à l’université Coburn, en Géorgie. La nuit où Sandrine

Thomas H. Cook

Thomas H. Cook

succombe à un mélange de vodka et de Demerol, on peut croire à un suicide. Le comportement singulier de Sam lui vaut cependant d’être accusé

du meurtre de sa femme, malgré l’absence de preuve. Aux premières heures du procès, tout est envisageable: Sam semble sincèrement effondré et, à l’entendre, Sandrine avait de bonnes raisons de vouloir mourir. Pour autant, il n’est pas impensable qu’il l’ait tuée: plusieurs témoignages éclairent l’affaire d’un jour nouveau qui ne lui est pas favorable. Les souvenirs de l’accusé, qui se déploient en contrepoint des attaques du procureur et des arguments de l’avocat de la défense, brossent un paysage conjugal d’une extrême complexité, embrouillant le jugement du lecteur. Des deux conjoints, lequel a manipulé l’autre?

 

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22 réponses »

      • Il est sur mon smartphone, j’adore cette chanson depuis des années ! Oui, champagne, pour une fois qu’on se rejoint sur une chanson…

      • Sans aucun doute, et j’ai rien contre un peu de violent de temps en temps, juste que bien souvent, tu mets des groupe que je ne connais pas ou des chansons d’un groupe que je connais mais dont je ne la connaissais pas.

      • Oue je sais, ma musique de sauvage plaît pas à tout le monde 😉
        En attendant ça me fait plaisir que certaines personnes me fasse des retours et s’y intéresse. C’est pas souvent et je t’avoue que parfois je galère grave à trouver un titre qui colle au roman !! 🙂

      • Je me doute que pas facile de trouver une chanson pour coller au roman ! Faut déjà une sacrée culture musicale.

        Ma musique à moi ne plait pas à tous non plus et avec mon homme, on n’a pas beaucoup de points communs niveau musique.

        Musique de sauvage, j’aimais bien Lynkink Park, mais on n’en entend plus parler, alors que durant tout en temps, les jeunes causaient que de ça !

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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