Claire Favan, Serre-moi fort

   WRC-LOGO-2         Par The Women’s Reading Club

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Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire

                    Direction logistique: Belette, The Cannibal Lecteur
                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page

 

 

 

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Rapport d'autopsie

Rapport d’autopsie

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Lien vers le rapport d’origine

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Lieu où le roman se trouvait : FN** City 2 – Bruxelles – Rayon polars

Endroit exact : posée sur une table bien en évidence. Sa silhouette a été délimitée par l’équipe des sciences forensics.

Description du roman : à température ambiante, pas trop lourd, prise en main facile, couverture agréable au toucher, titre en rouge et sur la couverture, un origiami représentant un chien hurlant à la mort, devenant, dans l’ombre, un loup.L’objet sent bon le papier frais, les pages font un beau bruit lors de la manipulation, pas de raideurs mal placées.L’auteur de cet acte est une certaine Claire Favan, aidée en cela par un dénommé Robert Laffont, sérial éditeur bien connue des services de littérature.

Taille du sujet étudié : 140 x 225 mm. 324 pages, petit gabaritunnamed

Date du crime d’édition : février 2016, relativement frais encore, le crime n’est pas vieux

Coût de l’intervention du service : 22€ à tout casser

Arme du crime : Objet littéraire identifié, composé de papier recyclé (on l’espère) et d’encre noire, sans oublier une numérotation des pages, en bas.La découpe de l’objet s’est révélée assez facile à l’aide de l’outil adéquat mais à eu des conséquences imprévues sur l’objet étudié : j’ai obtenu un puzzle et il a fallu recoudre le sujet ensuite pour pouvoir continuer de l’étudier.

Traumatismes : Importants après la lecture, difficulté à surmonter la deuxième et la troisième partie.

Suspects : Clairement madame Claire Favan, psychopathe bien connue des services littéraires suite à ses fréquentations un peu trop exagérées avec des tueurs en série. Récidiviste notoire. Les forces de police doivent l’appréhender au plus vite avant qu’elle ne récidive avec un autre roman coup de poing.Attention, le suspect est dangereux ! Ne pas tenter une approche seule.

Arme du crime probable : une plume et ensuite un clavier d’ordinateur. Des mots qui ont l’air innocents pris séparément mais qui deviennent potentiellement dangereux lorsqu’ils se regroupent pour former des phrases et extrêmement assassins au moment de former une masse compacte appelée « paragraphes » avant de muter en chapitres » pour finir, ultime transformation en partie.

Modus operandi du crime : Si le début du crime commence sobrement, on ressent vite de l’empathie pour la souffrance d’un des personnages, pauvre garçon transparent qui tente de vivre sa vie de vivant alors que ses parents veulent faire revivre une disparue.Ce premier acte posé, on découvre, horrifié, la main de l’auteur qui se pose froidement sur votre épaule. Jusque là, j’ai tenu le choc, j’étais même « chaude comme une baraque à frites » (en français de Belgique)La seconde partie du jeu meurtrier entre l’auteur/suspect Claire favan et sa victime, le lecteur, est plus perfide et la final m’a fait hurler. J’ai d’ailleurs augmenté ma consommation de café pour tenter de justifier le tremblement de mes mains.La troisième et dernière partie du crime est la pire, oppressante, on sent que le sujet a souffert et autopsier le personnage est plus difficile car on s’est attaché à lui et ceci est incompatible avec le métier.

Verdict du médecin légiste ? Je supporte mieux les crimes de 1888 que ceux commis par la suspecte dangereuse Claire Favan. Le traumatisme dû à la lecture était encore là lorsque je tapais mon rapport. Un putain de bon crime, ce roman !

Verdict du détective ? La suspecte Favan, dangereuse auteur, n’a pas assez couvert sa piste et moi, fin limier, biberonné aux romans mettant en scène un célèbre détective anglais résidant au 221b, Baker Street, je n’ai pas été dupe et j’ai senti de suite qu’il y avait « une frite dans la bière »…Cela aurait pu me gâcher le final de la partie mais j’ai choisi de mettre ça de côté et le talent de l’auteure aidant, j’ai occulté ce que je me doutais et profité de ma lecture. Avant de me faire massacrer dans la partie 3 parce que mon cerveau brillant ne voulait pas croire ce que tous les indices convergents me hurlaient. Je redoutais que ma théorie collent avec les faits, mais hélas, j’avais raison.Une bien belle enquête qui ne laisse pas son enquêteur de lecteur indemne !

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Reportage de l'envoyée spéciale

Reportage de l’envoyée spéciale


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Lien vers l’article original

Stelphique prend son objectif et sa plume, et présente l’article tiré de la Gazette Elfique sur la page spéciale consacrée à l’étude du roman Serre Moi Fort, de Claire Favan…

SERREMOILa photo instantanée: L’origami…

Nous avons enfin une preuve! Les petites ailes et notre invisibilité nous ont permis de saisir cette photo instantanée!!Mais que se cache réellement derrière ce pliage ? Cet origami est un indice de malheur: faites gaffe à vos filles, si jamais elles le recevaient…La rédaction ne peut par contre pas vous fournir,  le contenu de ce pliage sous peine de gêner l’enquête en cours….De source sûre, il semble que La Bête Noire et Robert Laffont soit de mèche pour vous faire hurler de peur, à la lune…

 Le gros zoom: Serre moi fort, ou comment les groupes de soutien peuvent soutenir les victimes…SERREMOI2

Claire Favan semble avoir saisi l’importance de ces groupes qui se réunissent dans le malheur, dans la tragédie. Elle nous offre une mise en lumière d’un phénomène de société dans son Serre Moi Fort, on ressent tout l’importance de ce soutien, cette main tendue vers ces humains qui ont subi un choc émotionnel fulgurant. Peu d’informations sur ce qui fait vraiment leurs forces et leurs influences, mais la police craint leur ardeur mordante, semble ne pas tout saisir de leur hargne, mais en fait, ce ne sont que des êtres humains blessés et la souffrance qu’ils ressentent les mènent dès fois, à court-circuiter l’enquête en cours, autant qu’elle pourrait la font avancer. On partage leurs peines autant que leurs petites victoires, et finalement, si c’était juste cela la magie de ce regroupement: ressentir de l’empathie???…

SERREMOI3Le panorama: L’ombre des prédateurs…

Les prédateurs de la Nature se cachent et étudient le meilleur moment pour attaquer leurs proies…Il semblerait que ce comportement animal soit observable chez les humains. Tueurs de l’ombre, tueur dans l’ombre ou l’ombre d’un tueur, voici donc toutes les possibilités qui se multiplient à l’infini dans ses pages, mais tout cette somme d’éventualités, est bel et bien fatale pour leurs victimes…Le Sérial Killer prend ses quartiers dans toutes les aspérités sombres, le spectacle fatal est donc en place, des coulisses à la mise en scène, rien ne nous sera épargné: le Mal est en marche et pourrait être capable de vous paralyser et faire de vous son petit pantin asservi….

En conclusion, Serre Moi fort est un roman qui se place autant du coté des victimes, des enquêteurs et d’une certaine âme dérangée, et nous espérons que ses trois zooms vous auront éclairé sur ce qui sera sans doute votre prochaine lecture… Affaire à suivre….

Plaidoirie de la partie civile

Plaidoirie de la partie civile


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justice-gavel-and-bookMonsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Membres du jury, Cher auditoire,

Je me tiens devant vous afin d’évoquer cette folie de Claire Favan, cette propension à faire couler le sang, encore et encore, cet acharnement à assassiner d’innocentes victimes ! Car oui, Mesdames et Messieurs les jurés, Claire Favan est dangereuse et son dernier crime le prouve à nouveau !

Jugez par vous même et relisez le rapport d’autopsie du Dr Jack The Reader ! La perfidie de cette auteure atteint des sommets lorsqu’elle oblige ses lecteurs a aimer ses personnages et ce, pour mieux leur asséner le coup final !

La presse s’enflamme et les articles de la journaliste Stelphique ( pièce à conviction n°32) sont à votre disposition pour prouver que les lecteurs ne sont que des marionnettes ! J’accuse Claire Favan de les attirer avec de l’empathie! Elle leur donne un point de vue original dans ce dernier opus, celui de l’enfant survivant… mais ne soyez pas dupes !claire-favan-c2a9-e-robert-espalieu1

Regardez cet air angélique, ces yeux innocents, ce sourire enjôleur…Cette femme nous manipule depuis le début Mesdames et Messieurs les jurés car voyez tous ces meurtres qu’elle a à son actif depuis les prémices de sa sanglante carrière !

En réalité, c’est pourquoi je m’adresse à vous, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les jurés et vous implore de déclarer cette auteure coupable ! Coupable d’avoir écrit un très bon thriller malgré quelques raccourcis que j’estime préjudiciables à la qualité de l’intrigue. Coupable d’imagination cruelle. Coupable d’immersion dans l’esprit de ses assassins. Coupable de talent!

Enfin, l’accusée Claire Favan renoue avec ses premiers forfaits, elle avoue là son évidente culpabilité et je laisse à votre appréciation les multiples indices de son modus operandi.

Mon réquisitoire touche à sa fin et au fond de moi, je n’ai qu’une seule certitude, celle que vos délibérations se feront de la plus objective des façons. Cependant, Mesdames et Messieurs les jurés, n’oublions jamais qu’à la barbarie du crime ne doit pas répondre la barbarie du châtiment. De ma plaidoirie, je l’espère, dépendra votre clémence.

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