Howey Hugh

Hugh Howey, Silo

Pour qui aime les dystopies, « Silo » est un digne représentant du genre car voilà un roman qui parle d’anéantissement de l’humanité pour quelque raison obscure.

L’univers réduit à quelques milliers de personnes confinées dans un silo gigantesque. Une représentation du monde en miniature, une fourmilière où tout est contrôlé, même l’amour.Survie et enfermement, contrôle des naissances et punition suprême… les ingrédients sont là pour satisfaire le lecteur. L’auteur pose une idée originale et le décor semble convenir parfaitement au sujet mais qu’en a t’il fait ?

C’est une chose d’imaginer un monde, un cataclysme, quelques personnages centraux… C’en est une autre de développer cette idée sur quelques centaines de pages, de garder la tension, de créer les rebondissements nécessaires qui capteront l’attention et feront aller plus loin.

Il faut poser le décor, raconter un peu mais ne pas dévoiler. Il faut faire exister les personnages, leur donner une identité et de l’épaisseur. Le travail est complexe et cette notion doit rester à l’esprit dans ce genre de lecture. C’est avec ce mantra que j’ai abordé ce roman. Avec une objectivité teintée d’indulgence face à l’ampleur de la tâche.

Le début un peu poussif remet en cause la légitimité d’une trilogie, le huis clos n’est pas propice aux longueurs. Cependant, il permet une certaine compréhension de la situation, il développe les prémices d’une longue et dense histoire.

Alors je me suis surprise à tourner et à tourner les pages, malgré ce constat. J’ai poursuivi, insisté car il y avait forcément quelque chose : Une récompense pour tant de patience, le cadeau d’un final qui me laisse pantoise…

Et puis le rythme s’est accéléré et je n’ai pas regretté mon insistance. L’auteur a su m’attacher avec des liens invisibles comme je m’attachais à certains de ses personnages. Il a su rendre son récit intéressant sans pour autant être captivant mais il a su me donner l’envie de lire ses 500 pages sans que cela me semble insurmontable.

Et surtout il y avait de la matière et ce que toute dystopie digne de ce nom se doit d’apporter : une réflexion profonde sur notre devenir.

Nous sommes poussière et nous retournerons poussière. Une génération chasse l’autre et chacune d’entre elle laisse quelque chose à la suivante : Du bien, du mal. En sommes-nous seulement conscients ?

Et puis le monde change. La vie et la mort prennent plus d’importance. Comme si plus la terre comportait de vies, plus précieuse cette dernière devenait. Comme si plus l’Humain courait à sa perte et plus il en devenait lucide.

Nous sommes poussière et par notre faute, nous retournerons poussière.

 

4ème de couv’

 

Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

 

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3 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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