Coups de coeur

Deon Meyer, L’année du lion

-Vous sentez-vous différente ?

-Ni plus ni moins que mes congénères. J’imagine que chaque être humain pense être unique. Jusqu’à ce qu’il réalise qu’il ne représente que quelques atomes dans une multitude.

-Alors pourquoi avoir choisi un tel récit ? Ne trouvez-vous pas que l’instant s’y prêtait mal ? Des gens souffrent et meurent par millier, une crise économique mondiale s’installe…quel est l’intérêt de lire un roman post-apocalyptique qui ne laisse survivre qu’une infime portion de l’humanité ?

-Et si justement l’instant était parfait pour ce genre de roman ? Si justement il faisait prendre conscience de ce que nous sommes et surtout de ce que nous pourrions être ? S’il apportait presque un sentiment de soulagement ?       Ne vous êtes-vous jamais rassuré avec des destins pires que le vôtre ?

-Nous savons tous que ce sentiment est éphémère et que l’être humain est un individualiste qui pense à court terme mais j’essaie de comprendre quel plaisir un virus imaginaire a pu vous apporter alors que la planète en combat un tout à fait réel. Peut-être serait-il plus judicieux de lire la presse…

-La presse ? Être assommé d’informations contradictoires qui ne font qu’apporter anxiété et angoisse ? Les réseaux sociaux aussi tant que nous y sommes…ce ramassis d’informations ou le vrai se mêle au faux sans qu’il soit possible de les différencier. Non…je préfère de loin m’évader ailleurs, quand bien même ce soit dans un roman qui me rappelle à la réalité.

-Que vous a-t-il apporté de si particulier ?

-De la beauté d’âme. De vraies valeurs. De la force. De la violence propre aux vivants. De la solitude et de l’amour aussi. Des choses vraies… loin de cette superficialité dans laquelle nous vivons.

– Je vous trouve bien dure, presque amère.

– Simplement réaliste. Je me demande parfois si nous appartenons tous à la même espèce.

– Ce roman vous a visiblement troublée…

– Oui. De bien des façons. Les récits post-apocalyptiques me rendent souvent tourmentée.

– Cela veut-il dire que celui-ci était particulier?

– Oui, sans doute un des meilleurs que j’ai pu découvrir.

– Pouvez-vous développer ?

– Non, vous n’avez qu’à le lire.

4ème de couv’

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation.
Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

14 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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