DeLeeuw Brian

Brian DeLeeuw, L’Innocence

                              OLNI : Objet littéraire non identifié

cvt_INNOCENCE_3035Rarement roman aura autant mérité cette définition car L’Innocence ne peut être catalogué ou rangé dans une case bien définie.

Ce n’est ni un thriller, ni un roman noir. Ce n’est pas de la littérature blanche, encore moins de la science-fiction. Étrange et inclassable, ce roman fait basculer dès les premières pages dans la folie profonde de ses personnages.

Impossible de parler de l’histoire elle même sans lever le voile sur cette intrigue hors du commun mais le parti pris de l’auteur d’assener la vérité dans les toutes premières pages ainsi que dans les toutes dernières est aussi perturbant que l’histoire elle-même.

D’ailleurs, où est la vérité dans ce roman ? Les certitudes sont mises à mal et là encore l’auteur défie les lois du genre ( mais quel genre?) .

Utiliser le point de vue narratif incertain est un gros risque mais le talent de Brian Deleeuw lui fait remporter ce défi haut la main et le « Je » devient comme une évidence, comme si ce roman ne pouvait être écrit que de cette manière, avec cette seule vision.

L’Innocence est donc un exploit littéraire en soi. Une sorte d’expérience menée à bien par un savant fou ne sachant peut-être pas lui même où le mènerait ses tubes à essais.

Le langage raffiné et les mots choisis soigneusement sont nonchalants, presque impavides et déplairont très certainement aux amateurs de rythme soutenu. Ce roman est une lente montée d’angoisse et de tension. Rien ne peut présager de ce final de haute voltige. Final qui laisse dubitatif, perplexe, ébahi, surpris….les adjectifs me manquent et je laisse le soin aux lecteurs que j’aurais pu convaincre de compléter la liste…

5 ETOILES

Humeur musicale

Une artiste très inspirée par Kate Bush. Le clip est parfait pour ce roman….

4ème de couv’

 

Brian DeLeeuw

Brian DeLeeuw

Il a six ans et il s’’appelle Luke Nightingale. Lors d’’une froide après-midi de novembre, dans une allée de Central Park, sa vie bascule. C’’est là, aux abords du Muséum d’’histoire naturelle, qu’’il fait la connaissance de Daniel. L’’amitié qui va naître de cette rencontre ne ressemble à aucune autre.
Claire, la mère de Luke, s’’occupe d’’une maison d’’édition spécialisée dans les romans à suspense. En instance de divorce, elle n’’a guère le temps de s’’occuper de son fils et de son nouvel ami. Il y a pourtant quelque chose d’’anormal chez Daniel. Exigeant et exclusif, il s’’emploie à faire le vide autour de Luke comme s’il se nourrissait de son malheur. Ça tombe bien : Luke est souvent malheureux. Mais ne pourrait-il l’’être encore plus ? Peu à peu, ce qui n’’était en apparence qu’’une amitié entre deux enfants prend les allures d’’une manipulation terrible dont il devient vital pour Luke de se défaire.
Douze ans plus tard, alors que l’’enfant devenu adulte entre à l’’université, Daniel est de retour. Et le jeune homme doit désormais se battre pour garder le contrôle de son existence. Car certaines amitiés semblent destinées à ne jamais mourir…

 


 


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7 réponses »

  1. Ce petit dort bien au chaud dans ma PAL….je pense l’en sortir…tu me donnes envie et puis très envie de confronter mon avis avec les vôtres!!!

  2. Je savais que tu allais être déstabilisée par cette lecture ;-). Moi j’ai dû attendre le lendemain pour savoir ce que je pensais réellement de cette fin inattendue.
    Quel étonnant bouquin ! Mon avis à froid est très positif, très proche du tien

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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