Stevens Chevy

Chevy Stevens, Séquestrée

4ème de couv’

sans-titreAnnie O’Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l’île de Vancouver. Par un beau dimanche ensoleillé d’août, alors qu’elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d’un revolver dans le dos et l’oblige à monter dans sa camionnette…Quand Annie se réveille, elle est prisonnière dans une cabane isolée en pleine forêt. C’est le début d’un enfer qui durera plus d’un an : douze mois où le Monstre – comme Annie le surnomme – fera d’elle sa chose. Torture psychologique, abus sexuels… : tout y passera, jusqu’à ce que la jeune femme parvienne enfin à s’échapper.Pourtant, le plus dur commence pour Annie, qui doit à présent surmonter son traumatisme, réapprendre à vivre normalement sans plus dormir enfermée dans un placard, seul lieu où elle se sent en sécurité…

 

L’auteur

Chevy Stevens vit dans un ranch sur l’ïle de Vancouvert, où elle a grandi.images
Contre toute attente, c’est en débutant sa carrière comme agent immobilier que l’inspiration lui vint, en imaginant les choses horribles qui pourraient lui arriver.
La Cabane de l’enfer, a été vendu dans 21 pays.

 

Mon avis

4 ETOILES

1238995_282554021883365_800700284_nAnnie, la trentaine pas vraiment épanouie, agent immobilier et perturbée par sa relation avec sa mère se fait enlever par un homme en plein jour, en pleine rue. Un an de séquestration, de viols et de tortures diverses et variées plus tard, Annie réussit à s’échapper et entame une longue thérapie pour reprendre un semblant de vie.

Avant toute chose, il faut dire que ce roman est le premier de l’auteure et que pour un essai, il est plutôt concluant.

Une construction originale en 26 chapitres qui sont autant de séances chez la psychiatre d’Annie. Une sorte de long monologue entrecoupé de flash-backs et relatant l’histoire du propre point de vue d’Annie, avec les émotions qui en découlent, les crises de panique, la paranoïa, l’agoraphobie…L’originalité de ce choix narratif fait de « Séquestrée » un objet littéraire plus intéressant qu’il n’ y paraît.

Une histoire banale d’enlèvement ? Pas seulement car cette jeune auteure fait monter la pression et là où on pourrait voir un récit clinique des tortures infligées à l’héroïne, on y trouve une finesse étonnante pour ce genre de récit, une sorte d’empathie envers les victimes d’enlèvement et une certaine compréhension du syndrome de Stockholm que peuvent ressentir les victimes.

Évidemment, le suspense est absent, en tout cas pour une bonne partie du roman. C’est l’Après auquel s’est intéressé Chevy Stevens. La résilience confrontée à la dépression. Et quand bien même ce roman pourrait comporter des défauts tel que cette présence « fantôme » de la psychiatre, il s’agit avant tout d’oublier parfois son sens critique, et de simplement apprécier un bon roman pour ce qu’il est : juste un bon roman.

 

Humeur musicale

 

 

 

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10 réponses »

  1. Encore un qui est sur ma PAL… j’ai l’impression qu’elle va jamais descendre, elle ! Super chronique qui me dit que je dois pas trop tarder à le lire. Problème, j’ai 200 livres qui me disent la même chose… et des blogueurs aussi ! argh

  2. Je me rappelle avoir adoré ce livre…j’ai accroché à fond!!! Par contre son deuxième ne m’a pas fait le même effet!!!! Trop contente de te revoir et surtout de te lire!!!

    • Suis très prise par mon boulot alors du coup, j’ai ralenti mes lectures à mon grand désespoir 😦
      Moi aussi je suis heureuse de te lire, ta dernière chronique est géniale!

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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