Michaelides Alex

Alex Michaelides, Dans son silence

Des émotions radicalement différentes se sont emparées de moi tout au long de cette lecture. Passant d’un presque ennui à un plaisir tout à fait sincère, « Dans son silence » aura malmené mon intérêt, perturbé mes impressions, contrasté mon opinion tel un état de bipolarité littéraire.

Au demeurant, « Dans son silence » présente toutes les qualités d’un bon thriller psychologique même si l’auteur ne crée rien de nouveau. Le décor est classique, l’héroïne est belle et silencieuse, le jeune thérapeute est ambitieux…Une atmosphère presque ordinaire et si usée qu’il fallait un réel talent pour en extirper quelque chose de différent.

Alex Michaelides a somme toute écrit un roman avec une vraie signature, pour autant j’y ai trouvé des particularités qui nuancent mon avis et qui ne m’ont pas convenues parce que chaque lecteur se séduit de façon différente et que sans doute mes désirs à cet instant précis ne coïncidaient pas avec ce récit.

Quoiqu’il en soit, l’écriture est plutôt éclairée mais le rythme est alangui et j’en ai presque souffert. L’intrigue est intelligemment menée et l’auteur a su disséminer des rebondissements très intéressants ça et là mais j’ai parfois tourné les pages sans réel intérêt, me refusant à abandonner car certaine que ma patience en valait la peine.

Pourtant les personnages ont mis ma bienveillance à rude épreuve, je les ai souvent trouvés mous et indécis, flottant dans une espèce de nuage cotonneux. Un état de nonchalance guidé par l’atmosphère psychiatrique du roman sans doute, toujours est-il que je n’ai pas été sensible à cette singularité et qu’elle a été la pierre angulaire de ma perplexité.Jusqu’au final…

Grand bien m’a fait de ne pas abandonner car l’abattement s’est transformé en enthousiasme. Parce que ce roman abrite plus de matière qu’il n’a l’air de laisser croire. Parce que l’auteur cache son jeu pendant quelques centaines de pages, laissant croire à un roman routinier sans originalité jusqu’à ce qu’il retire la chaise sur laquelle le lecteur allait s’asseoir et que ce dernier, cul par-dessus tête, tente vainement de se redresser.

Alors le brouillard cotonneux s’écarte pour laisser place au vrai visage de ce roman habile.

 

4ème de couv’

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari, assassiné, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychothérapeute, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…
Dans la veine de Mensonges sur le divan d’Irvin Yalom, un redoutable mélange de suspense et de psychanalyse qui ravira tous les lecteurs avides d’histoires prenantes.

7 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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