Desjours Ingrid

Ingris Desjours, Les fauves

Ingrid Desjours ne fait pas dans la demi-mesure.

Elle étale la violence et le sexe comme d’autres étaleraient les sentiments. Elle est sans concession Ingrid et c’est sa signature, ce qui la fait sortir du lot.

« Les fauves » n’échappent pas à sa plume agressive. Ça griffe et ça saigne. Ça se bat et ça mord.

Elle joue avec l’actualité Ingrid car ce roman, sorti en 2015 résonne avec les attentats de la même année. Se servir du sujet est légitime, voyons ce que l’auteure en a extrait…

« Les fauves » met en scène des personnages qui, probablement, ne se croiseraient pas dans la réalité. Encore que, tout tient à si peu de choses… Ce qui fait la magie d’une bonne histoire n’est pas forcément le reflet de la vraie vie.

Mais…à trop vouloir donner du corps à ses créatures, Ingrid Desjours joue avec le feu car les âmes torturées qu’elles a couchées sur le papier sembleraient presque un peu trop fantasmées.

Comme à son habitude, c’est fort bien écrit. L’histoire a de l’épaisseur. C’est tendu comme une corde et les pages se tournent presque seules. Se replonger dans les affres d’un « après » n’y est pas innocent. Les marques laissées sont indélébiles.

Cependant, oserais-je dire que le fond n’est pas assez en surface ?

Il m’y a manqué du développement. Pas des explications car qui est capable d’en donner ? Non… j’ai manqué de ce je ne sais quoi qui fait la profondeur d’un bon roman. Je suis trop restée en surface, l’apnée m’aurait sied.

D’autres auteurs dans d’autres romans sont descendus dans des abîmes qu’Ingrid Desjours n’a sans doute pas voulu atteindre. C’est son choix et il est respectable. Ceci dit, la part psychologique qu’elle maîtrise tant m’aurait bien plus séduite que l’histoire de ces deux êtres trop torturés à mon goût.

Cela n’enlève pas la qualité de cette histoire percutante qui propose une fin fort loin des conventions littéraires habituelles.

« Les fauves » se lit toutes griffes dehors. Il suffit pour cela d’ouvrir son esprit sans omettre le passé.

 

4ème de couv’

 

VOTRE PIRE PRÉDATEUR :
CELUI QUI VOUS AURA APPRIVOISÉ

« Torturez-la ! Violez-la ! Tuez-la ! » À la tête d’une ONG luttant contre le recrutement de jeunes par l’État Islamique, l’ambitieuse Haiko est devenue la cible d’une terrible fatwa.
Lorsqu’elle engage Lars comme garde du corps, l’ancien militaire a un mauvais pressentiment. Sa cliente lui a-t-elle dit toute la vérité sur ses activités ? Et pourra-t-il vraiment la protéger contre des tueurs fanatiques, quand lui-même porte les séquelles d’une détention qui l’a traumatisé ?
Dans cet univers où règnent paranoïa et faux-semblants, Haiko et Lars se fascinent et se défient tels deux fauves prêts à se sauter à la gorge, sans jamais baisser leur garde.

3 réponses »

  1. Mais que tu en causes bien ! Il doit être quelque part sur ma PAL, mais vu l’empilement, pour le retrouver, même « perdu de recherche » n’y arriverait pas ! 😆

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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