Abel Barbara

Barbara Abel, Je sais pas

J’ignore où Barbara Abel puise l’inspiration et où se situe la source de son imagination.

Comme tout bon auteur, elle observe sans doute son environnement et ce qu’elle voit nourrit ses romans mais ce qui fait de Barbara Abel une auteure à part, c’est sa capacité à décrire les émotions.

Sous sa plume, chaque sentiment devient plus que réel. Amour, peur, colère…elle connaît les mots et sait comment les ordonner pour que l’amour fasse battre un cœur, que la peur torde un estomac ou que la colère étreigne un front. A chaque description, c’est comme un souvenir qui remonte à la surface et qui murmure : « Souviens-toi de ce que tu as ressenti à ce moment précis… c’était ça. C’était cet étau qui te serrait le cœur lorsque tu étais triste ou amoureuse, c’était les contractions de ton estomac qui se tordait lorsque tu avais peur. Tu n’avais pas les mots pour les décrire mais Barbara les a pour toi. »

Ce talent ou ce don, appelons-le comme nous voulons, fait des romans de Barbara Abel des morceaux de vies à part entière et ces fragments d’existences dont les protagonistes nous ressemblent tant sont riches de réalité.

Parce que Barbara Abel n’a pas peur de raconter l’humain. Elle est sans concession pour ses personnages. Nul n’est blanc ou noir, chacun est fait de nuances, même les fillettes de cinq ans. Elle a saisi l’essence même de ce qui nous construit et fait de nous des êtres si complexes.

Et puis Barbara ose. Elle ose emmener ses lecteurs sur des voies inconnues alors même qu’ils pensaient marcher sur des sentiers balisés. Elle ose leur montrer de parfaites petites familles mais n’a de cesse de les détruire. Barbara ose, jusqu’à la fin. Elle réussit à laisser pantois, à faire écarquiller les yeux et à inexorablement faire tomber les certitudes acquises.

« Je sais pas » est un roman jusqu’au-boutiste, comme son auteure. Il va au bout de son ambition et même au-delà parfois. Il présente le profil d’un « thriller domestique », style dans lequel Barbara Abel excelle mais il est plus complexe que cela au final. Il donne à réfléchir aux conséquences d’actes anodins ou de désirs assouvis. Il rapproche le drame de façon inquiétante, il le rend presque voisin.

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4ème de couv’

 

C’est le grand jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons. La météo clémente et l’enthousiasme des éducateurs comme des enfants donnent à cette journée un avant-goût de vacances. Tout se déroule pour le mieux jusqu’au moment du retour, quand une enfant manque à l’appel. C’est Emma, cinq ans, une des élèves de la toute jeune institutrice Mylène Gilmont. C’est l’affolement général.
Tandis que deux enseignantes ramènent le groupe d’enfants au car, les autres partent aussitôt à sa recherche. Mylène prend une direction différente, s’aventurant donc seule dans la forêt. Au bout d’une demi-heure, les forces de l’ordre sont alertées. Un impressionnant dispositif est mis en place et l’équipe du capitaine Dupuis se déploie dans la forêt avec une redoutable efficacité. Et puis Emma réapparaît.
Le soulagement de ses parents arrivés sur place, Camille et Patrick, est à la hauteur de l’angoisse qu’ils ont éprouvée. Visiblement, il y a eu plus de peur que de mal pour la petite. Pourtant, la battue doit continuer avant la tombée de la nuit, car cette fois, c’est Mylène qui ne revient pas. Camille a retrouvé sa fille. En vérité, elle ne le sait pas encore, pour elle, le cauchemar ne fait que commencer..

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3 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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