Danielle Thiéry

Danielle Thiéry, Féroce

Dans les pages de ce roman, je me suis perdue comme je me perds dans les mots pour exprimer cette sensation d’égarement.

Pourtant, le décor m’est familier. Je me rappelle les lieux que l’auteure décrit. Les images me venaient aisément. Je voyais les routes que moi aussi j’avais prises, la nature dont j’admirais les mutations à chaque saison, les villes où je déambulais parfois. Je devinais ce que ma mémoire avait oubliée mais je me suis égarée dans des rues que je connaissais, dépaysée là où je fus chez moi pendant tant d’années. C’était semblable et pourtant si différent.

J’ai tenté d’en saisir la raison…

Était-ce le style et l’écriture que je découvrais ? Le premier est tout à fait digne et la seconde fluide. La légitimité de Danielle Thiéry n’est plus à prouver et l’ex commissaire divisionnaire qu’elle est peut s’enorgueillir d’insuffler de la crédibilité dans ses romans. Toute la matière était donc là pour découvrir un récit dont le fond est réalité et la forme de qualité.

Était-ce ce sujet si délicat et déjà tant exploité qui était abordé? Le mal fait aux enfants, les monstres cachés…Un abîme qui engloutirait n’importe qui et que j’évite lorsque je le peux mais dont je reconnais l’importance du traitement. L’auteure ne pouvait que développer ma compassion et ce fut parfaitement réussi.

A tout le moins, je dois être capable de saisir l’origine de mon trouble. Ne me reste que les personnages que je vais peut-être accuser de m’avoir tant perturbée mais…ils se sont déjà effacés de ma mémoire et je comprends maintenant la raison de mes errements.

Je me rappelle de beaucoup de femmes et d’hommes, des ombres à qui je n’ai pas donné chair. Je me souviens de ne pas avoir appris à les connaître et d’inter-changer leurs noms et leurs vies. J’ignore encore qui ils étaient réellement, peut-être la cause est-elle de ne pas avoir lu les précédents romans de l’auteure qui les mettaient déjà en scène.

Toujours est-il que je ne garde aucun souvenir d’eux. Ils ont glissé sur le papier et sont tombés dans un gouffre d’oubli qui s’est refermé à peine la dernière page tournée. Ils n’ont été qu’origamis de papier, mon esprit refusant leur souvenirs.

Qu’ils me pardonnent car je n’ai pas su les retenir là où d’autres ont trouvé la clef pour les apprécier.

 

Remerciements: Flammarion

 4ème de couv’

Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

 

 

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10 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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