Mather Matthew

Matthew Mather, Extinction

51M7RYGHAlL__SL160_La question, ou plutôt les questions qui se posent après avoir refermé ce roman, nous sommes peu nombreux à être capable d’y répondre. Engoncés dans notre petit confort quotidien, nous avons oublié les gestes simples et avons pris l’habitude d’être assujettis à une technologie qui assure notre bien-être.

Notre quotidien est rythmé de dépendance dont nous ne pouvons plus nous passer. Un monde sans électricité ni eau courante nous dépasserait en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Jusqu’à quel point sommes-nous soumis ?

Internet gère notre vie quotidienne au delà de ce que nous pouvons imaginer. Traitement de l’eau, barrages, réacteurs nucléaires, services de secours ou administrations. Qui d’entre nous serait capable de vivre dans un monde privé de toutes ces évolutions ? Combien de temps y survivrions-nous ?

La couverture et la quatrième pourrait laisser croire qu’ « Extinction » est une énième tentative de roman post-apocalyptique et c’est le cas, pour une partie du moins, car Mathew Mather a misé avant tout sur le schéma du thriller pour la construction de son récit. Sans jamais trop en faire, il nous plonge dans un climat exponentiellement anxiogène, où une civilisation s’écroule et où des hommes tentent de survivre sans même connaître la raison de ce désastre.

L’auteur embarque ses personnages, en même temps que ses lecteurs, dans un hallucinant fatras de doutes et de questionnements. L’ordinaire devient extraordinaire. La fulgurance de la régression est abominable, terrifiante et réveille les plus bas instincts.

Avec un style intelligent, Matthew Mather mêle simplicité de l’écriture et explications compréhensibles. De manière réaliste, il réussit à réveiller nos peurs les plus primales sans jamais tomber dans le piège de la fiction scientifique imbuvable. Roman facile à lire et cataclysme difficile à concevoir, « Extinction » se lit d’une traite, en retenant son souffle de peur d’en avoir cruellement besoin pour échapper à la panique.

Fort bien écrit et divertissant malgré une fin un peu trop expédiée à mon sens, ce roman peut être appréhendé comme une mise en garde et apporte réflexions en tous genres sur ces animaux que nous sommes et le temps qu’il nous faudrait pour recouvrer nos instincts ataviques.

Une fois refermé, la question: « Jusqu’où irions-nous pour survivre ? » s’impose. Il reste à espérer que la réponse ne nous sera jamais apportée…

 

 

3COEURS2 

Humeur musicale

L’action du roman se déroulant à New York, voilà un groupe New Yorkais de rock alternatif et de fusion : Les Beastie boys

 

4ème de couv’

 

À la veille de Noël, à New-York, Mike Mitchell s’apprête à passer un réveillon en famille et compte sur cette période de fête pour apaiser les tensionsMatthew dans son couple. Cependant ces projets vont être anéantis par une gigantesque tempête de neige qui s’abat soudain sur Manhattan et provoque un black-out total. Internet et les réseaux de communication ne fonctionnent plus, les infrastructures s’effondrent. Le désastre gagne progressivement tous les secteurs d’activités, paralysés par cette coupure soudaine. Rumeurs d’attentats, de cyber-attaque, thèses du complot… On accuse les Russes, les Chinois, les Iraniens. La panne généralisée alimente la psychose, renforcée par l’apparition d’une épidémie mortelle qui affole la population. Au milieu du chaos, Mike et ses voisins se retrouvent sans eau, sans chauffage, et bientôt sans nourriture… Dans ce tombeau à ciel ouvert qu’est devenu New York, l’ordre a laissé la place à la loi du plus fort. Alors que la trahison guette à chaque instant, Mike va devoir livrer une lutte sans merci pour sa survie et celle de sa famille.

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21 réponses »

  1. J’ai passé un très bon moment avec le livre et j’ai tremblé car cela pourrait nous arriver et dans ces moments, les autres font peur, même les gens de ton propre village, de ta propre rue…

  2. Beaucoup aimé ce titre. Un coup de coeur même.si après coup je me dis que oui l’auteur aurait pu aller plus loin dans sa réflexion et sa démonstration.
    Mais ton billet reflète parfaitement son ambiance.
    merci Miss Nath d’en parler si bien 🙂

  3. « L’ordinaire devient extraordinaire »….Et oui, mais là, ça fait froid dans le dos!!!!J’ai adoré tous les questionnements que cette lecture bouleverse!!!!!Après je te comprends pour la fin, mais il nous a tellement emmener loin depuis le début, qu’il a su jusqu’au dernier moment maintenir cette atmosphère si inquiétante que pour ma part que je pense que le voyage était plus important que la destination…..;)

      • Certes. Mais bon c’était une belle prouesse de nous laisser come ça dans le flou, jusqu’au bout! Oui après 100/200 pages, tant qu’on est à fond!!!!;) En tout cas, je me note précieusement cet auteur pour me jeter sur son prochain livre!!!!;)

  4. c’est assez vrai, la fin aurait pu mériter quelques développement supplémentaires (le diktat du format à l’américaine ?)
    Tout comme toi j’ai vraiment bien aimer la manière ton il a mené son affaire et surtout ce que ça nous fait réfléchir sur notre manière actuelle de vivre. bref on est d’accord 😉

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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