Gilberti Ghislain

Ghislain Gilberti, Le bal des Ardentes

41sWD+Dam8L__SX321_BO1,204,203,200_Ghislain Gilberti frappe à nouveau avec son troisième thriller et le coup est porté avec force, assené avec violence et laisse K.O à la fin du premier round !

Dire que « Le bal des Ardentes » est explosif est un doux euphémisme tant les déflagrations successives, chapitre après chapitre, ne permettent aucune pause, aucun repos. Ghislain sait captiver son lecteur, Ghislain sait le choquer mais Ghislain ne fait pas dans la banale resucée car c’est un réalisme effrayant qui se dégage de son récit.

Les détails sont fouillés de manière quasi professionnelle et le travail colossal de recherches qu’il a dû falloir mérite le plus grand des respects. Le livre refermé, le lecteur a comme la sensation d’avoir été assailli de cours accélérés en explosifs, armes en tous genres, fonctionnement des services de police, piraterie somalienne et mafieux de tous horizons… A donner le vertige. Un tel inventaire pourrait vite devenir ennuyeux pour les néophytes mais c’est sans compter sur la patte Gilberti qui réussirait à rendre palpitante la vie du ver de terre, c’est dire.

Le monde de l’auteur tourne autour de deux personnages principaux : Cécile Sanchez et Ange-Marie Barthélemy. La découverte de ce duo dans le premier opus, puis le choix de leur consacrer un volume chacun évite de la redondance et donne une épaisseur importante aux protagonistes. Ce choix démontre une intelligence et un don certain pour l’écriture. De plus, des rappels adroits dans le récit renvoient vers « Le baptême des ténèbres » et font comprendre que les deux histoires se déroulent simultanément. Du très bon boulot.

En surfant sur l’actualité, Ghislain donne l’implication suffisante pour déclencher l’intérêt. Ses personnages de mafieux impitoyables, de flics parfois borderlines ou de magistrats ambitieux pourraient paraître caricaturaux mais l’auteur sait de quoi il parle et on n’ose imaginer la part de réalité dans la fiction.

Ce troisième roman tout aussi abouti que les deux précédents confirme la légitimité de l’auteur dans le paysage du thriller français. Il prend une place à part et possède une personnalité unique. La violence qui se dégage de ses romans fait sens quand on le lit et quand on connaît le personnage mais il réussit néanmoins à insuffler quelques lueurs de tendresse, celle que l’on retrouve parfois dans son regard.

4COEURS

 

Humeur musicale

Motorhead est cité dans le roman et c’est aussi une belle façon de rendre hommage au leader du groupe, décédé très récemment.

 

4ème de couv’

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En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre. Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne. Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

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31 réponses »

  1. J’ai trouvé pour ma part que Ghislain frappait fort.
    Certaines scènes sont « choc ».
    Elles peuvent heurter, être choquantes pour un public non averti.
    Perso, j’ai kiffé, mais c’est un peu ma came.
    et j’aime beaucoup ces personnages de flic, surtout celui de Cécile.
    Il faut dire qu’elle a un truc, non ?

  2. Oui une histoire sur le ver de terre please !!!
    Je n’ai lu que le premier et j’ai beaucoup aimé 🙂
    J’ai le deuxième dans ma PAL il va falloir m’y intéresser de près 😉

  3. « c’est sans compter sur la patte Gilberti qui réussirait à rendre palpitante la vie du ver de terre, c’est dire » ahah bien dit 😉
    Oui, Gilberti est épatant ! tu lui rend bien honneur

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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