Hayder Mo

Mo Hayder, Viscères

scans-titreComme j’ai aimé Mo Hayder. Comme je l’ai portée aux nues après son merveilleux « Tokyo ». Et comme j’ai chuté de haut après le déjà oublié « Fétiches », indigne pour moi de cette excellente auteure capable du pire comme du meilleur.

La curiosité de découvrir son dernier opus était à la hauteur de ma précédente déception et c’est d’une plume clinique, une fois n’est pas coutume, que je rédige mon billet.

Un titre peu engageant, voire racoleur, choisi par l’éditeur. Pourquoi ce choix  alors que le titre originale : Wolf, aurait tout à fait convenu à un public francophone ? Une couverture bien moins sombre que la version anglophone remplacée par ce lombric accroché à son hameçon qui, même s’il suggère subtilement le rapport à l’histoire , me semble bien moins vendeur. Constat marketing qui, somme toute, à son importance, mais qui ne fait pas, non plus, oublier l’essentiel…asans-titre

Et l’essentiel le voilà car 0 joie, O espoir, O romancière amie : Mo Hayder a recouvré son talent et son imagination, Mo Hayder est revenue aux origines de sa plume acérée et livre un huis clos pesant et angoissant.

Le rythme lent, qui est habituel chez Mo Hayder, en lassera certains mais cette nonchalance est parsemée de parts sombres, très angoissantes, qui ne sont pas sans rappeler le film « Funny games » ( un vrai moment de frayeur). Le talent de Mo Hayder réside, en partie, dans cette façon qu’elle a de jouer avec la psychologie de ses personnages comme une petite fille avec ses poupées. Elle emmène son lecteur dans une direction pour mieux renverser ses certitudes, parsemant son chemin de subtils indices, de petit cailloux blancs qui amènent vers une conclusion aussi étonnante qu’évidente.

Là où je trouvais l’évolution de Jack Caffery ennuyeuse et redondante dans « Fétiches », c’est par petites touches qu’elle est ajoutée au tableau pour passer presque en second plan tout en restant essentielle, guidant même le pinceau de l’intrigue sans en prendre la place. Un paradoxe étonnant pour un style maîtrisé.

Mo Hayder is back, elle est en forme et j’aime ça.

4-etoiles

 

Humeur musicale

Marylin Manson dont Lucia est fan dans Viscères est capable de lenteur lui aussi. Le rythme de ce morceau convient parfaitement à l’ambiance .

4ème de couv’

Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maisonsabns-titre de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd’hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n’ont pas oublié cette découverte macabre, l’histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.

En grand peintre de l’angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.

 


 


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22 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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