Cleave Paul

Paul Cleave, Cauchemar

Paul Cleave hante la ville de Christchurch ou bien peut-être est-ce l’inverse. Toujours est-il que jusqu’à présent, tous ses romans placent leurs actions au sein de cette ville néo-zélandaise. A l’autre bout d’un monde qui apporte une sorte d’exotisme à ses différents récits. Ses personnages se croisent de romans en romans et maintiennent une cohérence et une familiarité tels des fils d’Ariane qui rassurent le lecteur.

« Cauchemar » est une pause dans la bibliographie de l’auteur. Une exception qui confirme la règle, un voyage sur des terres un peu moins méconnues : Les États-Unis. Et pourtant, Cleave ne renie pas son style et on reconnaît bien là la plume de l’auteur néo-zélandais. A croire qu’il réussit à insuffler son âme quelque soit l’endroit du globe.

Une pause donc. Un besoin de changement, de renouveau. Une envie de casser la routine peut-être ? Après tout, un auteur et son lecteur sont presque comme un couple. La relation est intime et à trop répéter les mêmes choses, la lassitude s’installe. De là à penser à la rupture, il n’y a qu’un pas parfois. Alors Cleave ménage sa relation avec son lectorat et lui apporte la fantaisie nécessaire à une relation fusionnelle : Un voyage surprise.

Un voyage surprise et une construction assez différente des codes auxquels ont est habitués. L’histoire en elle-même n’a rien de très extraordinaire, Paul Cleave a écrit des romans bien plus originaux que celui-ci, mais l’approche des personnages est toujours aussi soignée. Ils sont ambivalents, complexes. L’auteur enchaîne les chapitres avec un seul point de vue, un seul personnage central autour duquel tout tourne. Aucune alternance, aucune attente. Le fil de l’histoire se déroule sans même qu’on ressente le besoin de l’habituelle bascule entre les personnages et les décors. Cleave réussit à transformer le banal en original.

« Cauchemar » n’est pas qu’un thriller et Paul Cleave réussit toujours à faire passer quelques profondeurs dans ses récits. Ici, il appuie sur la peur du changement, l’inéluctabilité du temps qui passe. Les rides et les cheveux blancs que renvoie le miroir, cette frayeur du bouleversement et de l’inconnu qui angoisse. La mort enfin, qui fait tant aimer la vie.

Et tout cela se rejoint et forme un tout qui se lit avec délectation, comme tous les romans de l’auteur.

 

 

4ème de couv’

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence. L’auteur d’Un Employé modèle et de Ne fais confiance à personne nous revient plus en forme que jamais avec ce thriller d’une efficacité rare, entêtant comme un cauchemar récurrent.

 

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12 réponses »

  1. Comme j’avais dit dans ma chronique, le grand huit promis avait mis du temps à arriver et j’avais plus l’impression d’être sur un carrousel pour les tits n’enfants que sur un truc qui me ferait exploser les sensations. Bon, après de longues préliminaires qui ont failli m’endormir, j’ai eu bon ! 😉

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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