King Stephen

Stephen King, L’institut

1986

Cher journal,

Ras le bol que ma mère me dise tout le temps que je ferais mieux de faire mes devoirs plutôt que d’avoir le nez plongé dans mes bouquins. J’ai 15 ans, merde ! Les devoirs je m’en fous. Le collège je m’en fous. En plus, j’ai 18 de moyenne en français. Le reste, ça n’a pas d’importance. Je vais faire quoi de toute façon ? Tchernobyl a pété et on va tous y passer alors mon avenir…

Salut journal,

Ça fait pas mal de temps que je t’ai pas donné de nouvelles mais ma mère m’a offert le dernier King et j’avais plus le temps de faire autre chose que de le lire ! Waouuuu, tu n’imagines même pas le pied monumental que j’ai pris à le dévorer ! Le titre c’est «  Ça » et rien que ce tout petit mot m’a foutu une trouille monstrueuse ! J’en fait encore des cauchemars… J’ai lu tous les romans de King. Plusieurs fois même. Par plaisir et aussi parce que j’ai pas des tonnes de livres donc je les relis plusieurs fois ( ils ont pas des masses de choix au Bibliobus, il n’y a jamais rien dans ce trou perdu). Ces romans, c’est pas que des romans d’horreur. Il y a beaucoup de choses très profondes et très importantes derrière les monstres et les macchabées. L’amitié, le courage, la loyauté…Cet auteur est mon Dieu, je le lirai toute ma vie.

Cher journal,

Je te néglige beaucoup mais c’est pour la bonne cause. J’ai commencé mon apprentissage, je gagne enfin de l’argent et je suis (presque) autonome. Mes bouquins, je les achète moi-même. Je viens de terminer « Misery » et encore une fois, Stephen King m’a fait tout oublier.

Je pense que je vais arrêter de t’écrire. J’ai 16 ans, ça commence à craindre quand même. Je ne suis plus une gamine, dans deux ans je serai une femme ! Dis, tu crois que Stephen King va écrire encore beaucoup de livres ? Il est quand même déjà vieux…Je fais le vœux qu’il vive encore très longtemps. A plus mon vieux pote…

                                                                                                                                        **********

2020

Je me rappelle…

Je me rappelle des sensations que j’avais en refermant un roman que j’avais adoré. Je me souviens des sentiments forts que j’enviais à des personnages de papier auxquels j’aurais tant aimé ressembler.

Je tourne la dernière page de « L’institut » et je suis l’adolescente dont les yeux brillaient à la lecture de « Ça » et de « Charlie ». Il est ma Madeleine. Il sauve le monde, il manipule. Il porte l’amitié à son paroxysme.

Tout y est : L’amitié, le courage, la loyauté. Rien ne change, rien ne se transforme. J’ai 15 ans ou 50 ans, peu importe. C’est le monde et les autres qui changent, ce n’est pas moi. Le plaisir et les cauchemars sont toujours là. Peut-être est-ce là le remède à la vieillesse? Ressentir encore et encore quelques plaisirs que certains ont oubliés.

Je tourne la dernière page de « L’institut » et les mêmes questions me taraudent. Sera-ce le dernier roman du grand King ? Je fais le vœux qu’il vive encore très longtemps…

 

4ème de couv’

 

Bienvenue à l’Institut.
Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus.

Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent
dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?

Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d’œuvre de Stephen King.

 

 

11 réponses »

  1. Je me disais bien que ça ressemblait à celle d’Yvan ! Bah, à 16 ans, on copie toujours sur le voisin 😆 Oui, je sors…

    Bon, il est sur ma liste, j’ai fini « La peste » et bientôt terminé aussi « Dans les forêts de Sibérie » et je vais revenir à mon King !! Pas Elvis le Pelvis (que j’aime aussi), mais à Stephen !! Yes

    • La peste? Drôle d’idée de lire ça en ce moment quoique… je viens de terminer un roman qui s’appelle « L’épidémie »…
      On est un peu maso non ?
      Je ne pouvais pas faire autrement que de faire dans le mélancolique, King me berce depuis trop longtemps, il n’y a que ça qui venait 🙂
      Et puis, je connais Yvan, je sais qu’il m’a déjà pardonnée 😉

      • Maso un peu je suis… Faut lire ça en temps réel, pour voir si tout est réaliste. Hormis la ruée sur le PQ… 😀

        King nous a bercé, même si j’étais ado et donc, plus en âge d’être bercée ! mdr

        Yvan est plus capable de pardon que toute l’Église entière !

  2. Je suis contente de lire ça, parce que je dois avouer que les derniers King ne m’ont pas beaucoup emballé ces dernières années … Quoi que ça fait bien longtemps que je n’ai pas lu en fait. En tous les cas, je me note celui-ci ! Bises

  3. On ne sort jamais indemne à la lecture d’un roman de Stephen King.… Et, si on se relisait « Le Fléau »

  4. Nostalgiquement jouissif, c’est tout à fait ça. Et avec la point de modernité et d’ancrage dans le monde actuel pour le rendre encore plus fort.
    Très bon livre du Maître

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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