Gustawsson Johana

Johana Gustawsson, Sång

Sång est un chant de sirène auquel on ne peut résister lorsqu’on a lu les précédents romans de Johana Gustawsson.

Ce roman là est une douce et triste mélopée auquel on ne peut rester insensible.

Douce car la jolie plume de l’auteure a su créer des personnages attachants qu’on a plaisir à retrouver à chaque nouveau roman. Des femmes essentiellement. Fortes et fragiles à la fois. Des êtres doux et sensibles, enveloppés d’une aura de souffrance passée.

Triste car Johana raconte un épisode de la guerre civile espagnole. Des moments violents et cruels de la période franquiste qu’on lit du bout des yeux. La véracité et la proximité, tant géographique que temporelle, donne un uppercut au cœur d’autant plus brutal que l’auteure est d’origine catalane. Toute proportion gardée et sans pour autant y dévoiler sa propre histoire familiale, Johana Gustawsson imprime dans son roman une signature profondément personnelle. Quelque chose de sous-jacent qui chantonne presque tendrement à l’oreille du lecteur.

Le style Gustawsson est là : ce mélange de passé et de présent qui mêle habilement une page de l’Histoire avec une intrigue contemporaine forte et riche en émotions. La magie fonctionne à chaque fois et pourtant, chacun de ses romans est différent. C’est à ça aussi qu’on reconnaît le talent : utiliser une recette de base et réussir à faire quelque chose de nouveau à chaque fois. Sans sombrer dans la facilité, en évitant les écueils des redondances.

Les romans de Johana sont denses et ne font jamais dans le mono-sujet. Outre le fond historique et dramatique, elle dénonce également les excès et dangers liés à la procréation médicalement assistée. Les deux thèmes se fondent et s’entremêlent. Tout prend sens, c’est mené de main de maître.

Sång … cela signifie voix ou chanson en suédois. La voix de ces femmes abusées dans des conflits créés par des hommes. Les chansons qu’elles ont murmurées à l’oreille de leurs enfants afin qu’ils n’oublient pas l’important et qu’ils gardent un soupçon d’espoir et un fragment d’amour.

 

4ème de couv’

 

Par l’auteure de Block 46, traduit dans 20 pays.
[Sång] : nom fém. En suédois, signifie « chanson ». En Suède, une famille est massacrée dans sa luxueuse demeure. Ce terrible fait divers rappelle sur ses terres Aliénor Lindbergh, une jeune autiste Asperger récemment entrée comme analyste à Scotland Yard : ce sont ses parents qui ont été assassinés. Avec son amie Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les crimes en série, la profileuse Emily Roy rejoint sa protégée à Falkenberg, où l’équipe du commissaire Bergström mène l’enquête. Ensemble, elles remontent la piste du tueur jusqu’à la guerre civile espagnole, à la fin des années 1930, lorsque le dictateur Franco réduisit toute résistance au silence, dans le sang.

9 réponses »

  1. Coucou copine!
    J’ai moi aussi beaucoup aimé ce roman, sur une période trop méconnue de l’histoire récente. Un roman qui me touche au cœur, de par mes origines, sur un sujet éminemment difficile que Johana a su traiter avec énormément de tact et de talent.
    Une belle réussite…
    Amitiés…

    • Je peux comprendre ce que tu as pu ressentir mon cher Vincent.
      Je trouve que Johana est particulièrement délicate sur de tels sujets. C’est paradoxal au vu des scènes qu’elle décrit mais… on y sent de la douceur et du respect.
      bises ami Vincent

  2. Avant, j’aimais pas les dimanches, fallait aller à la messe, beurk ! Et puis le lendemain, on retournait à l’école, et maintenant, faut aller bosser demain… Mais si tu publies les dimanches, ma foi, je veux bien communier et aller à ta grand-messe ! 😀

    Mais s’il te plait, arrêtes de me rappeler les romans que je veux lire, que je voulais lire, mais que j’ai pas su lire parce que choisir c’est renoncer ! ❤

      • Une lays barbecue, alors !!!

        Puisque tu me cherches, tu me trouves ! Déguste la blague de la pipe ! 😆

        C’est l’histoire d’un curé qui doit faire un mariage et des confessions le même jour. Mais il ne peut pas faire les 2 à la fois alors il demande à un ami de faire les confessions à sa place il lui dit :
        – Tu vas voir c’est facile tu as juste à regarder dans le livre et c’est tout.

        Le lendemain l’ami du curé arrive au confessionnal.
        Une première personne arrive et dit :
        – J’ai pêché mon père, j’ai volé !

        Alors il regarde dans le livre « voler »…
        – Bon vous ferez des prières à Marie tous les jours pendant 5 jours et elle te pardonnera.

        Une 2ème personne arrive :
        – Bonjours j’ai pêché mon père j’ai fait une fellation…

        Il cherche donc dans le livre FELLATION et ne trouve pas … Alors il prend le dictionnaire et voit : « Felation=pipe ».
        Il cherche donc pipe dans le livre et ne trouve toujours pas alors il ouvre le rideau et voit 2 enfants de coeur il leur demande :
        – Y donne quoi le curé pour une pipe ?

        – Un bounty !!

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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