Bakowski Solène

Solène Bakowski, Une bonne intention

Un battement d’ailes de papillon dans un bureau de poste peut provoquer une tempête dans la tête d’une petite fille.

Au commencement de ce roman, je n’avais aucune idée de ce qui allait m’attendre. J’étais vierge de l’auteur, de son style et même de tout avis pouvant m’influencer. Je ne voyais qu’une couverture qui m’avait attirée. Un sentiment de pureté totale et d’innocence s’en dégageait. Elle était belle cette candeur, elle me rappelait tant de choses perdues et regrettées. De l’importance d’une illustration…

Ce roman, Solène Bakowski l’a construit comme un conte. Presque tous les éléments sont présents : La jolie princesse orpheline, la vieille sorcière, le prince charmant…transposés dans un pavillon de banlieue où la mort est omniprésente et où le drame est inévitable.

Un conte noir donc, où la princesse n’a pas dix ans, où le prince charmant est différent et où la sorcière n’est qu’une grand-mère dépassée par les circonstances de ses actes.

L’écriture de Solène Bakowski est riche d’adjectifs qui savent rendre le texte vivant et puissant de sensations. Il n’est nul besoin de faire appel à l’imagination pour ressentir les émotions qu’elle décrit. Ses personnages sont profonds dans la grâce comme dans l’inconséquence. J’ai à peine osé effleurer ces créatures faites d’encre et de papier tant je les ai trouvées sensibles. Presque fragiles. De peur de les pervertir de ma présence, je les ai laissées m’imprégner de la leur. Simple observatrice d’un désastre annoncé.

La grâce est omniprésente. Dans les gestes, les pensées ou les paroles. Même la noirceur est teintée de cette douceur inhérente à la personnalité de l’auteure. Solène Bakowski est partout dans ce roman, sa présence est prégnante.

Et puis à la fin, il y a la lumière. Celle qui m’a provoquée un soupir de satisfaction et un léger sourire qui s’est formé sur mes lèvres. C’était le moment de savourer une bonne et belle histoire et malgré l’improbabilité de ce conte, comme de tous les contes, le destin de la princesse m’a enchanté et a su combler mon impression première : que ce joli flacon m’apporterait l’ivresse.

 

4ème de couv’

 

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront
le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

 

 

9 réponses »

  1. Merci de me faire la piqûre de rappel ! Je n’ai pas encore lu ce roman et pourtant, je voulais le lire de toute urgence… Heureusement que je ne bosses pas aux urgences, moi :p

Répondre à Nathalie Carnesse Annuler la réponse.

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