Coups de coeur

René Manzor, Apocryphe ♥

Au commencement, il y a un roman traitant d’un sujet qui aurait pu ne pas m’intéresser. Un thème rabâché, resucé, réutilisé à l’infini depuis la nuit des temps. Quelque chose de très familier et d’étranger à la fois. Une histoire que nous avons tous entendue, qu’on y croit ou non.

A l’origine, il y a ce conte qui, quoi qu’on en dise, a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, a forgé notre culture, a fait ce monde tel que nous le connaissons, a dicté nos lois même.

Et puis il y a la curiosité. Celle qui donne envie de lire quelque chose de différent, loin des romans contemporains. Un récit presque empli de nostalgie qui ouvre d’autres perspectives que le texte d’origine gravé dans le marbre.

Il y a tant de choses dans ce roman que quelques phrases jetées deci delà n’y suffiraient pas. On y respire comme une odeur d’enfance et de vieux péplum, on y entend des sons oubliés et on y voit des couleurs passées. René Manzor donne vie à la nostalgie et rend tangibles tous ces personnages, qu’ils soient historiques ou bibliques.

Le travail de recherches que l’auteur a effectué force l’admiration et fait de ce roman un thriller pétri de détails historiques tant sur les décors que sur les personnages ayant réellement existé. On les aime, on les déteste mais on ne reste pas insensible.

C’est un certain regard de l’Histoire bien sûr mais c’est aussi une réflexion profonde sur le sens de la religion et malgré l’évidence de cette tribune inappropriée qu’est ce blog, ce récit force le débat intérieur et le questionnement quand bien même la démarche de l’auteur n’est pas là.

De personnages voués à une cause noble et spirituelle aux opportunistes guignant un quelconque pouvoir, de la charité à la cruauté, du sacrifice aux vices, « Apocryphe » met en exergue tous les comportements que les religions ont fécondés depuis la nuit des temps.

Ce roman n’est pas qu’une simple réécriture crédible des Écritures, il est ce qu’est l’Homme. Il parle de ce pour quoi certains d’entre nous se détruisent pour imposer leurs convictions de l’invisible mais il parle aussi de pouvoir salvateur ou néfaste, de philosophie rédemptrice. Du bien et du mal sans pour autant sombrer dans le manichéisme.

« Apocryphe » est tout cela à la fois mais il est avant tout très humain et laisse entendre, sous les mots et le papier, cet appétit qu’ont les Hommes de savoir et comprendre d’où ils viennent. Et peut-être aussi où ils vont…

 

 

4ème de couv’

 

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire.

Un adolescent en quête de justice et de vérité,
Une fresque épique, violente et émouvante,
un thriller biblique à couper le souffle,
relecture stupéfiante de l’histoire officielle.

 

7 réponses »

  1. Oui, il faut oser se pencher sur ce roman. Parce que ce n’est pas un livre sur la religion mais sur ce qu’est effectivement l’Homme. Et le talent (et le travail) de Manzor force l’admiration. Formidable !

Répondre à Yvan Annuler la réponse.

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