George Elizabeth

Elizabeth George, La punition qu’elle mérite

Ce que je trouve dans les romans d’Elizabeth George n’est pas uniquement lié au charme d’un cottage anglais ou à des landes brumeuses. Au delà du flegme aristocratique de son héros principal et des comportements « british » étrangers à notre culture, il y a cette nostalgie qu’elle éveille en moi…

Celle de mes premiers polars si chers à mon cœur, des crimes dans l’Orient Express, des assassinats sur une île, des suicides déguisés dans un manoir ou lors d’une croisière sur le Nil…

Elizabeth Georges me remémore un détective à la moustache improbable et une vieille dame élucidant des mystères en tricotant. Elle me rappelle tous ces romans d’Agatha Christie que je dévorai et que j’ai lu à plusieurs reprises.

Elle est ma Madeleine de Proust, mon scone de Dickens.

C’est une des raisons pour laquelle, au bout de vingt romans, je ne parviens pas à me lasser de ce rendez-vous avec l’auteure car à travers elle, c’est ma jeunesse qui me revient en mémoire.

De qualités inégales, tous ses romans on pourtant des qualités que je retrouve à chaque fois et ne se résument pas à la simple étiquette de « polar ». Il y a du roman noir dans le style Elizabeth George. Il y a une véritable étude de l’humain à travers ses faiblesses et ses perversions. Il y a des personnages profonds et passionnants et il y a cet art de créer le suspens et de le maintenir sur plus de six cents pages.

Avec ce vingtième opus, la reine américaine du crime anglais a concocté une histoire à multiples tiroirs. Les mensonges des uns deviennent les tourments des autres. Elle y parle d’addiction, de drame familiaux et de tant d’autres choses encore.

Elle réussit le tour de force de donner suffisamment de charisme à ses personnages pour les rendre unique et ne pas les confondre les uns les autres, quand bien même ils ne feront leur apparition que dans un seul de ses récits. Performance de la professionnelle qui sait qu’à trop jeter de noms différents sur le papier, on en vient à mélanger chaque patronyme ou chaque caractère pour au final, ne plus savoir qui est qui.

Avec Elizabeth George, on s’immisce dans l’intime et on prend goût à ce jeu pervers de voyeurisme car elle sait utiliser des sujets difficiles qui touche chacun de ses lecteurs tout en y insufflant une certaine légèreté de l’être qui, loin d’être insoutenable, en devient addictive.

Remerciements: Babelio et Les Presses de la Cité

4ème de couv’

Elizabeth George revient avec le vingtième Lynley… God save the queen du crime !
Ludlow, bucolique bourgade du Shropshire, tombe dans l’effroi lorsque le très apprécié diacre
Ian Druitt est accusé de pédophilie. Placé en garde à vue, le suspect est retrouvé mort, pendu.
La commissaire Isabelle Ardery, qui a été dépêchée sur les lieux depuis Londres et qui se débat
avec ses problèmes d’alcool, a bien envie de classer l’affaire en suicide. Mais c’est sans compter
la sagacité du sergent Barbara Havers. Coachée à distance par l’inspecteur Thomas Lynley, la Londonienne gaffeuse et accro à la nicotine flaire le pot aux roses : et s’il ne s’agissait pas d’un suicide ? N’en déplaise à Isabelle Ardery, Lynley et Havers vont reformer leur duo de choc pour observer de plus près la vie de cette petite ville qui semblait si paisible. Car, derrière leurs allures de gentils retraités ou d’étudiants fêtards, les habitants de Ludlow ont tous quelque chose à cacher…

La plus british des romancières américaines revient en force avec ce vingtième opus des enquêtes de Thomas Lynley, encore plus complexe, addictif et incisif que les précédents. Un bijou de suspense à placer entre les mains des fidèles comme des néophytes !

4 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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