Dominique Manotti

Dominique Manotti, Racket

Lire un roman sans réelle passion, page après page. Ne pas saisir tous les méandres, encore moins toutes les implications. S’ennuyer même parfois, et ne pas oser se l’avouer. Lire quelques chapitres en diagonale, honteusement, vérifiant par dessus l’épaule que nul ne s’en aperçoit et puis…

Se prendre au jeu. Même si le tableau paraît obscur. Faire abstraction de l’incompréhension. S’intéresser enfin à cette fiction politico-économique. En oublier le rythme quasi épuisant, les chapitres courts qu’on reprocherait presque à l’auteur de par les va-et-vient permanents entre les personnages qui créent le fossé et la distance. Et puis…

En trouver un qui donne une âme à ce roman, qui porte l’histoire. Découvrir une femme perdue dans un monde qui ne lui ressemble pas et trouver l’empathie, enfin. Grâce à elle. Prendre du plaisir à imaginer la corruption, les manipulations et la délinquance en col blanc. Tenter de comprendre ces inconnus si lointains qui dirigent le monde.

Tout remettre à sa place : politique, bourse et actions, mafias… Et puis réaliser que tout se confond, que tous se fondent pour ne former qu’une seule et même sphère de pouvoir qui roule, prend de l’ampleur, grossit, devient énorme et incontrôlable et qui broie tout sur sa trajectoire, y compris soi-même. Sans conscience si ce n’est celle de sa propre domination. Se sentir marionnette entre les mains d’un Gepetto aux dents longues et aux mains avides. Se penser lilliputien sous la semelle d’un géant malveillant ou simple brin d’herbe dépendant du souffle furieux d’Eole . Se réaliser vidée de toute substance car trop pressée, trop comprimée.

En avoir le vertige impuissant.

Pour finir, ressentir un mélange de passion ennuyeuse et de désœuvrement captivé. Ne plus savoir. Ne plus comprendre. Perdue mais consciente.

 

Remerciements: Editions Equinoxe Les arènes

 4ème de couv’

 

A Paris, un géant américain « braque » un joyau de l’industrie française. Kidnapping, chantage, extorsion, meurtre. Le hold-up est presque parfait. Le gouvernement ne voit rien. Tout s’achète, et personne ne résiste à la menace. Sauf deux flics. Noria Ghozali, commandante au renseignement intérieur. Et le commissaire Daquin, dont la carrière est derrière lui. Ils sont bien seuls à s’opposer à ce racket.

 

Publicités

16 réponses »

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s