Piacentini Elena

Elena Piacentini, Des forêts et des âmes

Ce que j’aime avant tout chez Elena Piacentini, ce sont les toiles de fond qu’elle utilise pour poser ses histoires.

Elle dénonce Elena. Elle parle à ses lecteurs de sombres affaires oubliées ou encore dans ce cas précis, de scandales sanitaires et de lobbies pharmaceutiques. C’est, entre autres choses, ce qui est fascinant dans les romans de l’auteure car il ne s’agit pas de simples enquêtes policières fort bien écrites : le fond y est authentique et le travail de recherche et de documentation qu’elle réalise est des plus remarquable.

C’est donc la toute puissance des laboratoires qu’Elena Piacentini dénonce dans « Des forêts et des âmes ». C’est du pouvoir de l’argent au détriment de la vie dont il est question. De la santé de quelques hommes ou femmes échangée contre quelques dollars ou euros.

Nous pourrions allez loin dans le débat. Nous pourrions parler ici du genre humain et de sa propension à vouloir toujours plus. Nous pourrions débattre de l’importance des choses. Oui, nous pourrions. Mais ce qui compte aussi dans ces quelques lignes et cette modeste tribune, c’est de pouvoir mettre en avant la qualité de l’écriture des romans d’Elena car chacun de ses ouvrages est empli de poésie.

C’est beau ce qu’elle écrit Elena. C’est beau ce qu’elle fait avec les mots. Ils ont une telle justesse qu’on y sent l’évidence de chacun d’entre eux. Tous les sentiments sont criants : l’amour, la joie, la tristesse. Tout est à sa place. C’est ciselé et ça va droit au cœur. En tout cas, ça va droit au mien.

Et puis il y’a l’ innocence , extraite et transcendée pour la confronter à la violence. Elle réussit à faire ça Elena : parler du fil ténu entre l’amour et la haine, de la si petite frontière entre les deux, des paradoxes humains.

Chaque roman de l’auteure me procure un plaisir riche en émotions diverses. Ses personnages, son style, sa poésie : tout ce qui fait d’elle une romancière à part dans le paysage du roman noir francophone me séduit parfois au-delà des mots et me rappelle la fragilité de l’être humain.

Elena parle de l’âme des Hommes. En tout cas, elle parle à la mienne.

 4ème de couv’

 

Dans le coma, l’’agent Aglaé Cimonard dite Fée en raison de ses superpouvoirs numériques, n’’est plus reliée à la vie que par la main et la voix d’’Angèle,
la grand-mère du commandant Leoni. Retraçant les derniers jours avant l’’accident de la plus jeune flic de son équipe, Leoni part dans les Vosges interroger
une de ses amies, standardiste dans un centre de soins psy pour adolescents. Le Corse doit trouver le lien entre le destin de son agent et celui de trois jeunes pensionnaires de cette clinique financée par un laboratoire pharmaceutique leader sur le marché des anti-dépresseurs. L’’épaisse forêt vosgienne étouffe-t-elle seulement le bruit de la folie des hommes ? Ou aussi celui du scandale ? Leoni pourra-t-il porter secours aux âmes qui s’’y sont perdues ?

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18 réponses »

  1. coucou ma soeurette, heureuse de te revoir, de te lire, quel plaisir à chaque fois.
    Alors je ne connais pas cette auteure, si tu l’as en livre , tu me le met de coté, merci ma douce

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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