Desaubry Jeanne

Jeanne Desaubry, Poubelle’s girls

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Le féminisme n’est pas révolu, bien loin s’en faut. Une régression insidieuse s’installe malgré l’évolution exponentielle de nos sociétés dites démocratiques. Ni polémique ou controverse sur ce blog… mais je suis une femme… et nos mères brûlant leurs soutien-gorges sur la place publique ont laissé la place à quelques nymphettes ukrainiennes desservant la cause plus qu’elles ne la servent. Quelques bien-pensants suppriment le « mademoiselle » sur les documents officiels ou féminisent quelques mots qui se trouvaient très bien tels qu’ils étaient quand d’autres extrémistes de tous poils tentent de mettre à mal le droit à l’ivg ou à la contraception. Les priorités sont tristement différentes…

Ainsi va le monde… et ces quelques lignes d’introduction qui m’ont été inspirées par ce livre n’en changeront pas le cours mais les choses étant dites sans aucune volonté autre que celle d’exprimer mes pensées, revenons à ce petit roman noir de Jeanne Desaubry qui, d’un ton délicatement féministe, met en avant trois femmes dont le destin bascule. Trois femmes dont les chemins se croisent. Trois femmes trouvant leur force dans leur désespoir.

Le ton est donné et les 230 pages au rythme un peu trop saccadé défilent en chorale, passent de scène en scène avec quelques coupures chronologiques et des retours en arrière qui peuvent être déstabilisants.

Le format très court ne permet pas un développement approfondi des personnages mais l’auteure s’en sort avec les honneurs et réussit malgré tout, à mettre en avant l’essentiel. Elle prend le lecteur par la main et l’emmène là où elle veut qu’il soit.

Petit roman noir sur fond de débat social, Poubelle’s girls a cette qualité d’être écrit par une femme et de parler des femmes. Sans prétention, Jeanne Desaubry rend tout simplement hommage à celles qui se battent et qui, parfois, perdent. Pour ma part, mon hommage va à celle qui me l’a offert, mon amie Geneviève. Un grand cœur, une belle âme, une super nana.

Lien vers la chronique de Geneviève

3COEURS

 

Humeur musicale

Un excellent groupe venu des Pays Bas et porté par la voix d’une femme.

 

4ème de couv’

Jeanne-Desaubry-©-Ville-de-Neuilly-Plaisance-750x543

Elisabeth peine à élever son fils et s’épuise en petits boulots. Paloma, en fin de droits, squatte les bancs publics. Les deux femmes se lient d’amitié et tentent d’oublier leur situation précaire dans le cocon apparemment rassurant d’une caravane déglinguée. La misère de leur quotidien les rattrape bientôt et les oblige à envisager de remédier à leurs soucis financiers en braquant à tout va… A l’autre bout de la ville, dans son cottage simili-hollywoodien, Blanche déprime sec et ne songe qu’à tuer son mari.
Les deux pétroleuses vont fatalement croiser sa route dans des circonstances pour le moins dramatiques…

Lajouanie, juin 2014

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13 réponses »

  1. Holla, mon amie, tu me fais trop d’honneur.
    Moi je voulais juste que tu découvre ce titre qui comme tu l’as compris m’a aussi touchée et inspirée.
    je suis ravie qu’en plus tu en parles sur ton blog….C petit roman noir mérite le détour et que l’on s’y attarde.
    Et tu sais Nath, t’es toi aussi une sacrée super nana. 😉 🙂
    Ah oui, j’attends la chronique d’Yvan du coup . Je voudrais voir ressortir sa part féministe, si ,si 🙂

  2. Eh oui on est tellement connecté tous les deux qu’on a lu le même livre en même temps sans le savoir 😉
    Je pense tout comme toi, y compris ta conclusion 😉

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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