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Marcus Malte, Cannisses

urlMarcus Malte ou l’art de condenser une histoire intense et bouleversante en seulement 84 pages.

Marcus Malte ou le talent de saisir l’essentiel dans un texte court et incisif.

Conte d’une folie ordinaire glissant doucement vers l’horreur, l’auteur réussit en ces quelques pages, à imprimer sa marque sur une triste histoire de deuil. Récit sans fioriture et sans dialogue aucun, c’est un grand cri d’amour et de douleur que le personnage central hurle à la face du lecteur, une obsession exponentielle qui le mènera jusqu’à l’inimaginable sous couvert d’une logique et d’une normalité engendrées par sa folie.

Le titre énigmatique prend toute son ampleur dans le questionnement  qui pose les fondations de cette nouvelle. Le « pourquoi » que tout un chacun se pose dans une vie. La compréhension du destin, l’acceptation du deuil et la force qui nous divise face aux épreuves. La survie n’a pas le même prix selon qui doit y faire face.

Les mots choisis pour conter cette douloureuse fable vont droit au but et frappent en plein cœur pour laisser pantelant à la fin de cette lecture.

Histoire forte et très éprouvante. Preuve que le talent n’a nul besoin de longueurs pour se déclarer.

4-etoiles

Humeur musicale

Un morceau triste pour une histoire qui l’est tout autant

4ème de couv’

Dans un lotissement de province, un homme tente de surmonter la mort de sa femme et d’élever seul leursMarcus Malte deux enfants. Retranché derrière ses cannisses, il observe ses voisins : un couple et leur petite fille. Une famille unie, en bonne santé, qui vit avec insouciance et légèreté dans un pavillon semblable au sien. Des gens heureux. Pourquoi eux et pas lui ? A quoi ça tient, le bonheur ? A presque rien. A un fil. A l’emplacement d’une maison. A un numéro sur la façade. Peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’une simple rue, parfois, sépare la raison de la folie. Il suffit de la traverser pour que tout bascule. Avec Cannisses, l’auteur nous entraîne, doucement mais inéluctablement, dans le récit de la douleur ordinaire. Et de l’horreur absolue.

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6 réponses »

  1. ah que j’étais curieux de te voir découvrir le talent de Marcus Malte, qui effectivement n’a pas besoin de beaucoup d’espace.
    Te voir touchée par cette histoire me touche.

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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