Férey Caryl

Caryl Férey, Utu

4ème de couv’

1248775-gfExilé en Australie, Paul Osbone apprend le suicide de son ami Fitzgerald : le chef de la police d’Auckland aurait abattu un chaman maori soupçonné de meurtres atroces, avant de se donner la mort. Or, non seulement le cadavre du chaman n’a jamais été retrouvé, mais Fitzgerald n’était pas du genre à se suicider. Spécialiste de la question maorie, ancien bras droit de Fitzgerald, Osborne est chargé de remonter la piste. Dans un climat social et politique explosif, épaulé par une jeune légiste fraîchement débarquée en Nouvelle-Zélande, Osborne devra affronter le spectre de Hanna, son amour d’enfance, mais surtout le utu des ancêtres du « pays aux longs nuages blancs ».

L’auteur

Caryl Férey a grandi en Bretagne, une terre qu’il aime pour ses côtes déchiquetées, ses concerts dans les bistrots et ses tempêtes. Grand voyageur, il a parcouru l’Europe à moto, puis a fait un tour du monde à 20 ans. Il a notamment travaillé pour le Guide du Routard.caryl-ferey-mis-sous-bullesaint-malo-capitale-bd-tout-week-end-1432105-616x380

En 1994, paraît chez Balle d’Argent, petite maison d’édition rennaise, son premier roman « Avec un ange sur les yeux ». Il sort la même année son premier polar, puis quatre ans plus tard le très remarqué Haka. Il écrit aussi pour les enfants, pour des musiciens, le théâtre et la radio. Il se consacre aujourd’hui entièrement à la littérature.

Il a obtenu le Prix SNCF du polar 2005 pour Utu et le Grand prix de littérature policière 2008 pour Zulu.

Mon avis

4 ETOILES

modele-tatouage-polynesien-04Dans la famille « flic torturé, désabusé, écorché, etc » je demande Paul Osborne !

Suite directe et sans temps morts de « Haka », « Utu » confirme le net penchant de Caryl Ferey pour le violent et le sanglant et plonge le lecteur dans les eaux sombres et boueuses d’une Nouvelle-Zélande ivre de vengeance.

Et justement, en langage Maorie, Utu est un principe de vengeance et Caryl Ferey a le talent de créer des personnages drogués à la vendetta, dopés à l’adrénaline et défoncés à la colère. Une colère qui détruit tout sur son passage, même l’amour. L’amour que Paul Osborne cherche avec l’énergie du désespoir, un jusqu’au-boutiste roulant à la passion et flirtant avec la mort.

A l’instar de Fitzgerald dans Haka, Osborne survit plus qu’il ne vit. Semblable dans l’amour perdu et la destruction, se nourrissant de solitude et de paradis artificiels, Paul Osborne court et se drogue, véritable anti-héros à la mode Ferey.

Moins lyrique que Haka mais tout aussi sanguinaire, le style Ferey se veut noir, pessimiste et déconseillé aux âmes sensibles et dépressives. Un tableau mortifère de ce que peut enfanter l’âme humaine, sur fond de mythologie ethnique et de tatouages tribaux. Une œuvre unique et dérangeante, à lire absolument.

Récompense : Prix SNCF du polar 2005

Humeur musicale

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4 réponses »

  1. J’ai mis 5 étoiles à Zulu qui a été un vrai coup de coeur cette année. Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé mais mon préféré, pour le moment, reste quand même Zulu 🙂

  2. eh que 4 étoiles ! ce serait presque une mini chouïa différence dans nos goûts ;-). Je crois que celui-ci est mon préféré des Férey, ne me demande pas pourquoi, j’en sais fichtre rien.
    Mais vu que ton avis exprime parfaitement ce qu’on ressent à cette lecture, ça me va 😉
    Et puis si tu me colles du Apocalyptica, moi je ne peux être que comblé !

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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