King Stephen

Stephen King, Shining

4ème de couv’

2014-KING-ShiningQuand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille. Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur oeuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être. Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…Porté à l’écran par Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal, Shining est avant tout l’histoire de la lente déchéance d’un homme rongé par la haine .

 

Mon avis

5 ETOILES

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Stephen King a une nette propension à mêler écriture et histoires personnelles. Une sorte de cuisine intime, brûlante dans Shining, où l’auteur exorcise ses propres démons.

A travers Jack Torrance, écrivain ( raté) et alcoolique (repenti), c’est le combat et les peurs de toute une vie que Stephen King couche sur le papier : la page blanche, la perte de sa famille, la mort…Un exorcisme, une thérapie peut-être.

Quoi que ce soit, c’est une réussite totale et certainement un des romans les plus effrayants de King. Un huis clos glacial dans un hôtel sinistre. Une ambiance mortifère que même Kubrick et Nicholson n’ont pas su transposer, l’emprise de l’hôtel sur Jack allant crescendo pour finir par lui prendre tout ce à quoi il tenait. Le schéma de leurs parents que Wendy et Jack refusent de reproduire se révèle finalement inévitable et la boucle est bouclée…

Au delà d’un fil conducteur assez simpliste, King a ce talent d’insuffler une profondeur peu commune à ses personnages et, quand bien même ce roman vieux de 30 ans peut paraître moins fouillé et moins dense que ses œuvres plus récentes, la maturité sue par toutes les pages de Shining.

J’aime voir les messages cachés derrière les mots et les phrases d’un livre et celui-ci, pour des raisons toutes personnelles, me parle plus que d’autres. La récompense d’un écrivain n’est-elle pas là justement ? Toucher ses lecteurs au plus profond et marquer les mémoires ?

A relire Shining trente ans après l’avoir découvert pour la première fois, avec la maturité de mes quatre décennies, j’en viens à une conclusion : certaines histoires sont intemporelles et celle-ci en fait partie.

 

Humeur musicale

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7 réponses »

  1. hello ma soeurette, comme d’hab ca donne envie je le mets sur ma liste du père noel 😉

    y en a déjà six mais bon quand on aime on ne compte pas lol

    je ne sais plus par lequel commencé 😉

  2. Je suis touché par ton avis, je pense que tu as su parler de ce magnifique roman, au delà de la simple étiquette de roman d’horreur que certains veulent lui coller. Ce roman est davantage que ça !
    Vivement ta chronique de Docteur Sleep 😉
    Oh il neige sur ton blog, comment tu fais ça ? tu es un peu magicienne ? 😉

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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