Abel Barbara

Barbara Abel, Et les vivants autour

Barbara Abel a un don : celui d’entrer dans la tête des gens et de recréer à travers ses mots les sentiments, les ressentis, les peines et les douleurs.

Toutes les palettes d’émotions sont à la portée de sa plume. Elle est une des rares auteures à systématiquement me faire m’identifier à ses personnages et pour cause…

Ce roman là m’a intimement remuée. Il m’a rappelée des souvenirs que je tente inlassablement d’enfouir mais qui refusent furieusement de disparaître comme s’ils avaient une vie propre et qu’ils me désobéissaient. Quand bien même mon histoire soit très différente, les sentiments restent sensiblement les mêmes et ce sont eux qui sont les plus prégnants.

Barbara m’a parlée à travers son roman mais elle a sûrement parlé aussi à ceux qui n’ont aucune expérience dans ce domaine et qui se sont projetés pendant cette lecture. Projetés sur un avenir possible, pour soi-même ou pour un proche. Elle a dû donner matière à réflexion sur l’éventualité d’une décision à prendre, sur l’horreur d’une situation. Sur la survie, sur la mort.

Il est là le talent de Barbara Abel, il surgit à chacun de ses romans.

Bien sûr que certains lecteurs trouveront les personnages plus que nauséabonds voire haineux mais il faut garder en tête ce qu’une situation de ce genre peut déclencher de plus sombre en soi. L’instinct de protection ne fait que mettre en exergue la face obscure de l’Homme. Il en devient parfois reptilien, ne pensant qu’à sa propre survie et oubliant même les pures intentions qui pouvaient le guider auparavant.

« Et les vivants autour »… un titre parfait pour résumer toute la souffrance et le devenir de ceux qui restent.

Un roman qui laisse une trace, basé sur un fait divers tragiquement réel ce qui lui donne encore plus d’épaisseur et de tangibilité.

Un roman qui confirme le talent de Barbara Abel pour décrire la monstruosité humaine mais aussi toute la beauté de certaines âmes.

 

4ème de couv’

Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux.

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Après Je sais pas et Je t’aime, le nouveau thriller de Barbara Abel dissèque à la perfection la psychologie et les émotions en montagnes russes des personnages qui gravitent autour du corps de Jeanne, inerte et si présent à la fois.

3 réponses »

  1. Elle l’a quand même écrit… je me souviens de ce que tu m’avais dit à la foire du livre de Bruxelles en novembre de l’ancienne époque. Toujours pas lu, il me parlera moins à moi mais j’espère ressentir des émotions aussi durant ma lecture.

    • J’aime de plus en plus ce qu’elle fait.
      Ses romans sont des plus réalistes au niveau des sentiments décrits.
      Tu es une sensible 😊je pense qu’il te provoquera aussi des émotions.
      Nous ne pourrons pas venir cette année malheureusement… sniff…

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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