George Elizabeth

Elizabeth George, Juste une mauvaise action

Ce diaporama nécessite JavaScript.

4ème de couv’

9782258085107Barbara est catastrophée: Hadiyyah, la fille de son ami Taymullah Azhar a été enlevée par sa mère. Azhar ne s’étant jamais marié avec Angelina et son nom ne figurant pas sur le certificat de naissance de leur fille, il n’a aucun droit juridique. Il n’a pas d’autre possibilité que de faire appel à un détective privé. Mais alors qu’ils retrouvent la trace d’Haddiyyah en Toscane, la petite se fait enlever. Cette dernière étant britannique, Scotland Yard et la police italienne vont devoir collaborer, non sans heurts. Et lorsque la presse s’en mêle, l’incident diplomatique n’est guère loin. C’est là que Lynley intervient….

Humeur musicale

Le plus grand groupe de rock anglais. Mythique et intemporel.

 

Mon avis

4 ETOILES

« Objectivité : Qualité de quelqu’un, d’un esprit, d’un groupe qui porte un jugement sans faire intervenir des préférences personnelles. »

couple-livre

Lorsqu’on aime un auteur, on peut parfois oublier jusqu’à la définition même de ce mot et quoi de plus naturel, parfois, d’abandonner toute partialité et de sombrer dans un de ces travers qui, somme toute, fait de nous des êtres humains ?

Pour étayer cette entrée en matière, je dirais qu’Elizabeth George m’accompagne depuis de nombreuses années et que chacun de ses romans est pour moi une source de plaisir continuelle. La fraîcheur « so british » de ses personnages récurrents, teintée de la culture américaine de l’auteure fait mouche à chaque fois et malgré quelques inégalités ( rien n’arrive à la hauteur du bouleversant Anatomie d’un crime), je retrouve toujours cet univers avec la même impatience, voire même une certaine nostalgie me rappelant mes premiers émois avec Agatha Christie et je remercie vivement Babelio et Les Presses de la Cité pour m’avoir fait revivre ces émotions.

Cet opus n’a pas échappé à mes sensations habituelles mais ne m’a pas, pour autant, enlevé tout sens critique.

Oui, j’ai adoré le retour du très britannique Lord Lynley. Oui, j’avoue, j’aime à suivre les vies de ces personnages qui m’accompagnent depuis si longtemps et oui, la plume d’Elizabeth George qualifiée de « reine du crime » me remplit toujours autant de joie. Oui, mais…

A trop vouloir développer la vie de ses héros, certaines longueurs alourdissent le récit qui en devient, parfois, redondant. L’intrigue elle-même, sans réelle originalité, aurait été bonifiée avec un nombre de pages plus restreint ( un beau pavé de 700 en l’occurrence). Les personnalités évoluent mais sans réelle finesse et au final, aucune surprise ne jaillit de ce récit malgré ses multiples rebondissements.

Le choix de l’auteure de planter le décor en Italie est certes une bonne idée mais les trop nombreuses phrases en italien dans le texte et surtout non traduites font perdre le fil des conversations et obligent le lecteur ne comprenant pas la langue de Dante à sauter bien trop de lignes, voire des passages entiers. Dépaysement assuré bien sûr, mais il est surprenant que ce curieux choix n’ait pas alerté les différents éditeurs quant à sa propension à faire démissionner certains lecteurs.

Les principaux défauts de ce dernier « George » étant posés, retenons-en tout de même l’essence : l’amour et ses souffrances presque inhérentes. Se relever de la perte d’un être cher pour l’un, supporter un amour non partagé pour l’autre… Les romans d’Elizabeth George sont, pour moi, autre chose que de simples enquêtes dans le smog britannique car à travers une forme classique, le fond a une sensibilité toute féminine au malheur, à la solitude, à la tristesse, au manque d’amour et à la quête perpétuelle de ce dernier.

Si tant est qu’il faille une bonne raison pour découvrir Elizabeth George et qu’on sache lire entre les lignes, cette dernière en vaut bien une autre.

Citation: Si nous reconnaissions que nous tenons l’un à l’autre… Cela nous effraye tous les deux, avouons-le, car tenir à quelqu’un, c’est s’exposer à souffrir, nous le savons tous les deux…

 

Publicités

14 réponses »

  1. J’ai découvert la série avec Le Cortège de la Mort (tout récent donc), depuis je suis accro. Celui-ci est dans ma PàL et devrait être lu prochainement. Tous les précédents sont aussi dans ma PàL mais là c’est plus problématique pour trouver le temps…

  2. J’ai lu cette auteure jusqu’à ce qu’elle fasse périr un personnage que j’avais appris à aimer au fil des romans… j’avais trouvé le coup vache à mort, juste maintenant qu’ils étaient ensemble, bref, j’ai été d’égouttée et je n’ai plus eu envie de la lire.

    Moi, j’adorais quand Barbara et Lynley faisait équipe, dans les premiers romans, j’adorais leur côté « décalé » car ils n’allaient pas ensemble, mais travaillaient bien tous les deux. Heureusement aussi que l’auteure n’a pas fait naître une romance entre eux, ça n’aurait pas marché.

    J’adorais les voisins de Barbara, Taymullah Azhar et sa fille. Eux aussi j’avais appris à les connaître au fil des romans, à voir l’amitié se nouer entre eux. Mais voilà, c’est fini mon histoire avec George (Elisabeth, pas Clooney).

    J’ose juste espérer que tout se fini bien et que la gamine revient chez son papa… Un p’tit MP pour me rassurer ?? 😀

    • Je ne me lasse pas de ces personnages, quand bien même la qualité baisse au fil des années…j’espère que l’inspiration reviendra pour l’auteure, on verra ça dans 2 ans 🙂
      Je t’ai envoyé un mp?
      What else?

  3. ah la ma chtite cocotte, je t’avouerai humblement qu’ Elisabeth George ce n’est vraiment pas……ma tasse de thé ! je passe donc mon tour 🙂 Par contre le morceau de Pink Floyd, alors là oui, je signe tout de suite !!!! tiens d’ailleurs leur nouvel album vient de sortir aujourd’hui !!! 🙂 te fais un smouick ! A bientôt !

    • J’en étais persuadée en fait 🙂
      Tout comme Yvan , ce n’est pas ton style.
      On est loin du roman noir. Pour moi Elizabeth George est la digne héritière d’ Agatha Christie. Un ptit côté « old school » que j’adore 🙂

  4. donc si je comprends bien faut lire le livre entre les lignes 😉
    Je n’ai jamais lu cette auteure, j’ai bien compris qu’il vaut mieux ne pas commencer par celui-ci, même si j’ai bien senti l’humanité qui s’en dégage.

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s