Manook Ian

Ian Manook, Yeruldelgger

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4ème de couv’

002501856Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l’inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l’obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole. La découverte du cadavre d’une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments. Dans un pays à l’histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d’argent et de pouvoir s’est déclarée autour d’une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète.
Pour lutter contre les puissances qui veulent s’accaparer son pays, Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d’investigation, et dans la force de ses poings. Parce qu’un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir. Peu à peu, sans pitié ni pardon…

 

 

Mon avis

5 ETOILES

images1Au commencement il y a la couverture : peu engageante, presque laide, mystérieuse.

Puis vint le titre : éponyme et aussi imprononçable que le nom d’un volcan islandais.

Enfin apparaît l’histoire : celle de Yeruldelgger. D’un homme fissuré par la perte de sa petite fille, par la folie de sa femme et la haine de son aînée. Un homme partagé entre deux mondes : celui fait de traditions ancestrales, de croyances et de mythes et celui de la Mongolie moderne, rattrapée par les séries américaines, des paraboles plantées sur ses yourtes.

Ian Manook fait preuve d’une originalité toute particulière. Non seulement en plantant le décor de ce premier roman au fin fond des steppes mongoles, si loin de notre bonne vieille France mais aussi en y mêlant une partie de notre histoire, beaucoup plus proche : le nazisme. Ou comment fondre dans le même roman les idéologies respectivement conquérantes et xénophobes de Gengis Khan et Hitler séparées par presque 800 ans et 8000 kilomètres alors que la plupart des mongols ignorent même jusqu’à l’existence du martyrs des juifs, et que la plupart des français et des allemands ne situerait pas la Mongolie sur un planisphère.

Cependant, ceci n’est qu’une petite partie de cette histoire et les fondations de l’intrigue n’en sont pas dépendantes car Yeruldelgger est autre chose…

Tout à la fois une histoire de haine, de vengeance et d’expiation, c’est également une magnifique histoire d’amour et d’êtres qui se cherchent avec la pudeur d’un peuple fier et avide de liberté. Un roman complexe rempli de personnages qui le sont tout autant et une suite en prévision.

C’est avec poésie, humour, violence et amour que Manook a dû écrire cette histoire et c’est tout cela à la fois que j’ai ressenti en le lisant. Un grand roman noir, un grand auteur, une grande réussite.

Humeur musicale

 

 

 

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24 réponses »

  1. Rien à redire. Tu l’as fait à la perfection.
    Comme toi, ce titre est un vrai coup de cœur. Et je sais qu’il va plaire un tabac. 😉 🙂

  2. Ohhhh j’abandonne…je ne résiste plus…je me laisse tenter….vous êtes trop forts vous…vous mettre à trois voire quatre..(Je ne sais plus)…pour me titiller comme ça!!! Vous avez gagnés…je note!!!!!

  3. Bonjour,
    comme je l’ai déjà écrit, je suis tellement vieux que je suis né dans la première moitié du dernier siècle du millénaire précédent. J’avais donc à peine vingt ans en 1968, et c’est dire si je suis sensible au fait d’être chroniqué dans un blog qui s’intitule « Sous les pavés…la plage », moi un pur soixante-huitard.
    Je termine pour la fin du mois les cinquante dernières pages d’une nouvelle aventure de Yeruldelgger. Le premier bouquin est toujours un engouement enthousiaste et on l’écrit dans l’emportement, persuadé de produire une œuvre. L’écriture du suivant est beaucoup plus compliquée, parce qu’en l’écrivant, on reste plus qu’attentif à la façon dont le premier a été reçu.Curieusement, on écrit plus dans le doute le deuxième que le premier. C’est pour cette raison que toutes vos chroniques me sont précieuses. D’une part parce que, pour l’instant, elles me sont favorables, mais aussi parce qu’elles contribuent à alléger ce doute en m’apportant la preuve qu’au-delà de la lecture, Yeruldelgger emporte un intérêt un peu plus large pour l’originalité que j’ai voulu apporter à mon récit. Je saisis donc l’occasion de cette chronique pour vous en remercier, et je confirme au passage que je serai bien le 30 à Montpellier chez Sauramps et que, bien évidemment, ça sera un réel plaisir d’y rencontrer ceux qui y viendront.
    Bon, je retourne régler le sort (cruel) de Yeruldelgger. Remise du manuscrit fin janvier. Parution probable en octobre, comme pour le premier.
    Ian Manook

    • Quand j’ai vu qui avait laissé un message sur mon blog, j’ai poussé un cri et mon mari s’est bien demandé ce qui m’arrivait! C’était juste de la joie et de la surprise mêlées, saupoudrées de fierté et de gratitude. Merci 1000 fois pour vos mots, dans vos livres et sur mon blog 🙂
      C’est un grand honneur et j’ajouterai…vivement la suite!!.

      • Tout ceci est amplement mérité (je parle à l’auteur ET à la chroniqueuse) 😉
        Nous sommes nombreux à attendre avec une impatience et une curiosité mêlées ce deuxième opus (et la deuxième super chronique de la chroniqueuse, qui est trop bien élevée pour balancer des pavés)

  4. Hello,

    Souvent, des livres ou des films passent inaperçu et c’est le bouche à oreille qui fait tout. Ici, ce sont les blogs qui passent l’info et hop, sous les yeux de nos lecteurs 😀

    Un grand moment de lecture pour moi aussi 😉

    • évidemment! il a dû faire le tour de ta yourte par la droite ( à moins que ce ne soit par la gauche?…)
      Plus sérieusement, j’ai déjà vu des vues de l’autre bout du monde et je me demande toujours si ce n’est pas un hasard ou une erreur ou un français expatrié…

  5. hello bonjour, et voilà encore un sur la liste, elle se rallonge tellement que je ne vais plus savoir où donner de la tète,
    bien sur ta chronique donne tellement envie que l’on ne sait résister à ce commentaire avisé,
    ce sera de ta faute lol si je dois racheter une étagère 😉
    comme d’hab bien écrite, bises ma soeur

  6. C’est très exactement tout ça, oui exactement ce que j’ai ressenti à cette lecture si inattendue, et si inoubliable.
    Je ne vais pas te faire l’injure de m’en étonner, tu es parfaite dans ton rôle de passeuse d’émotions, tes avis sont toujours dans le bon ton (et pas seulement parce que tu as des goûts très similaires aux miens).
    Bon par contre, pour ce coup, je veux bien une explication sur le choix de la musique d’accompagnement 😉

  7. Ce bouquin est sorti sans tapage, sans promotion particulière. Reste que le bouche à oreille s’est rapidement mis en branle pour ce livre si dépaysant puisque se situant en Mongolie, et ta chronique vient confirmer tout le talent que semble avoir cet écrivain. Je n’ai pas encore lu ce roman, mais il est prévu que je l’achète sous peu ! J’ai déjà signalé la chose ici ou là, tu me pardonneras donc si je me répète ici, mais Ian Manook devrait être en principe à la librairie Sauramps en dédicace et sans doute en conférence le 30 ou 31 janvier prochain. Je vais essayer de me libérer pour aller l’écouter ! Amitiés

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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