Puertolas Romain

Romain Puertolas, Tout un été sans Facebook

Courir un marathon, assister à un séminaire de thérapie par le rire, manger un pot de glace de 1 litre ou prendre des antidépresseurs… les recettes pour recouvrer le moral et ne pas sombrer dans la déprime ambiante sont légions et inhérentes à chaque personne mais il y en a une autre, peu onéreuse et bonne pour le corps et l’esprit : Lire un roman de Romain Puertolas.

Parce qu’un Puertolas, c’est facile à lire. Les mots sont simples, ça coule comme un petit cours d’eau vif et frais et ça repose l’esprit sans donner mauvaise conscience parce qu’on a pas envie de se nourrir de littérature compliquée à longueur de temps.

Parce qu’un Puertolas, c’est bourré d’humour plus ou moins raffiné et que les bons mots s’enchaînent page après page. Les sourires, puis les rires se surprennent à naître au fil des punchlines drôlatiques, parfois même hilarantes, de l’auteur.

Parce qu’un Puertolas, c’est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. On croirait lire un simple roman de feel good et puis on s’aperçoit que des tas de messages humanistes se cachent sous toute cette couche de vernis burlesque, un peu comme si on se rendait compte que finalement, la rivière qu’on traverse avait un dénivelé important alors qu’on pensait avoir pied jusqu’à l’autre rive. La joie de vivre qui se dégage de l’écriture de cet homme est communicative et dynamisante et malgré le racisme évoqué dans le fond de ce nouvel opus, il réussit à insuffler un esprit bienveillant, presque purificateur si j’ose dire, aux maux de l’être humain.

Parce qu’un Puertolas, ce n’est jamais pareil et qu’on a la sensation que son imagination n’a aucune limite puisque cette fois-ci, il s’essaie au polar et qu’il franchit la ligne d’arrivée avec talent et honneur sous les vivas de la foule en délire.

Parce qu’un Puertolas, c’est un incroyable brassage de… tout et de n’importe quoi… Il mixte du Britney Spears et de l’Alexandre Dumas ( qui eut cru que ce soit possible), Il mélange du Shakespeare et de l’Agatha Christie, adopte des écureuils radioactifs, fait apparaître des bûcherons sexy et des membres du Ku Klux Klan, saupoudre de donuts et d’addictions et surtout, surtout…. se moque des clichés et des stéréotypes. Il balance les idées reçues aux orties, il se fout des conventions et bon sang, ça : c’est jouissif !

 

4ème de couv’

Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village du fin fond de l’Amérique, raciste, sans couverture mobile et où il ne se passe

Romain Puertolas, French writer.

jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désœuvrement dans l’animation d’un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu’elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d’un écureuil, une série d’effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l’épreuve ses connaissances littéraires.

Puértolas signe un drôle de thriller loufoque, un poilar !

 

 

 

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11 réponses »

  1. J’ai envie de me poiler, mais j’aurai pas le temps de le lire, alors, je vais me raconter quelques blagues à moi-même, je suis un bon public !! 😆 Un poilar, excellent, ça !!!

  2. totalement jouissif, oui !
    J’aime bien « la rivière qu’on traverse avait un dénivelé important alors qu’on pensait avoir pied jusqu’à l’autre rive » 😉

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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