Mannara Franco

Franco Mannara, Je m’appelle Birdy

Au commencement, il y a une scène d’overdose, de celles qui font descendre dans les profondeurs d’un Paris interlope et qui font découvrir son côté sombre : celui que nous ne connaissons pas, celui qui effraie un peu et qui représente une jeunesse en quête du frisson ultime.

Une ouverture de bal trash ,rythmée comme un morceau de rock aux accents décadents.

Ensuite il y a des personnages brisés par leurs vies respectives, un trop plein de souffrances en eux, prêt à déborder à cause d’une seule petite goutte d’eau. Des personnages presque caricaturaux qui m’ont parus trop nombreux pour un seul roman et trop atypiques pour être réunis tous ensemble au même endroit.

Tous les vices de l’humanité sont concentré dans ce roman. Toutes les perversions sont présentes, attirées par la lumière comme des papillons immoraux et dépravés. Un condensé bestial qui m’a perdue et qui m’a noyée dans un puits bien trop glauque.

Un pogo effréné et violent, des accords tragiques et des riffs barbares.

Puis viennent les sujets multiples que l’auteur a voulu traiter: religion, sectes, extrémisme, drogue ou encore intolérance. Quand bien même certains ne vont pas sans les autres, il y ‘a là encore une multiplication des tares et des dépravations bien trop importante pour y puiser une quelconque réflexion.

Le sordide côtoie l’illuminé. Le lugubre frôle le xénophobe. Même la politique est là, qui prie à genou devant la corruption, une guitare dans la main et une ligne de coke dans chaque narine.

Les danseurs épuisés tombent les uns après les autres, abrutis de changement de rythme et morts de n’avoir pas pu se reposer.

Enfin, il y a le style et l’écriture. Plutôt bons pour une première danse. Des dialogues qui frappent juste à l’instar des paroles du groupe de l’auteur ( Spoke Orkestra). Des phrases toutes droites sorties du cerveau créatif d’un auteur-compositeur qui se revendique slammeur. De la prose encourageante et prometteuse mais qui dénonce trop de choses comme si Franco Mannara pensait n’écrire qu’un seul roman et avait voulu condenser un maximum de débats pour en dire le plus possible. Comme si sa vie pouvait s’arrêter demain. Comme s’il vivait l’instant présent et uniquement celui-là.

Le concert est terminé. Les lumières s’éteignent, les images sont encore dans les esprits, clignotantes comme dans la lumière d’un stroboscope. On ramasse les morts et on referme à regret un roman que l’on aura presque oublié demain matin.

 

Remerciements: Les éditions Calmann Levy

Humeur musicale

Pour ceux qui veulent découvrir le groupe de l’auteur et comprendre son univers…Attention, oreilles sensibles s’abstenir.

 

4ème de couv’

 

 

Âmes sensibles s’abstenir :
Un nouvel auteur choc qui va bousculer
le polar français !

Paolo, guitariste dans un groupe de rock underground qui vit à la Goutte-d’or, est dans la mouise : il a emprunté des sous à des caïds de son quartier et n’a aucun moyen de les rembourser, malgré leurs menaces de plus en plus violentes. Heureusement, il trouve un plan en or : faire de la filature pour un détective privé. C’est ainsi que Paolo se retrouve à suivre Birdy, toute jeune femme de milieu aisé qui a tout plaqué pour vivre avec un groupe de squatteurs. Sa famille est très inquiète. Paolo découvre avec stupéfaction que Birdy mène une vie encore plus sombre et destructrice qu’il n’y paraît.

En toile de fond, une crise sanitaire explose. Des douzaines de jeunes meurent en revenant de soirée après avoir consommé une nouvelle pilule bleue qui fait fureur. L’inspecteur Ibanez, gitan d’origine, est chargé de l’enquête. Bientôt, tout le monde s’arrache cette nouvelle drogue, sorte de « roulette russe chimique » qui donne lieu à des fêtes clandestines des plus dérangeantes. Birdy y est mêlée aussi, et Paolo se retrouve à son tour embringué dans un univers de débauche sexuelle insoupçonnable, et dont les manettes s’avèreront tenues par des groupuscules aux idées plus que radicales. Ibanez comprend que Paolo peut l’aider à boucler l’affaire. La mission du musicien prend alors une tout autre allure pour mettre un terme aux ravages d’une drogue qui cible la jeunesse française.

Des bas-fonds de Paris aux salles de répètes, Je m’appelle Birdy offre un voyage choc dans les ténèbres de la nuit parisienne et des circuits fascisants, en imaginant avec lucidité et provocation un scénario aussi haletant qu’effrayant.

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34 réponses »

  1. Moi c’est la préface de Caryl Ferey qui m’a attiré et puis le fait que ça se passe dans un quartier parisien !
    Mais j’ai pas accroché à l’histoire qui avait pourtant tout pour me plaire sur le papier.
    Seule comme tu le dis si bien l’écriture vaut le détour. Mais là aussi j’ai fini par décrocher ! :/
    Et merci pour ton bel article qui met à l’honneur un titre dans on perle trop peu sans doute !

  2. hello ma sœur,
    bien je pense comme les autres, ta chronique nous emmène au cœur de ce brouillon apparemment
    enfin c’est ce que je retiens, donc aucun regret pour celui ci,
    merci pour tes chroniques toujours aussi plaisantes à découvrir

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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