Mayeras Maud

Maud Mayeras, Lux

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Amour…

« Inclination d’une personne pour une autre »

C’est ce sentiment qui porte vers le haut, cette sensation de ne pouvoir vivre sans l’autre et qui emporte vers des sphères jusqu’alors inconnues.

C’est cet étrange sentiment qui devient absolu et pur à l’âge des premiers émois, sans être entaché des désillusions d’une vie d’adulte. C’est ce qui devient dangereux quand on en perd la raison.

C’est ce que Maud Mayeras insuffle dans ses romans, ce qu’elle abandonne à ses lecteurs, ce dont elle se sert dans chacune de ses phrases, même les plus féroces: l’amour.

Innocence…

« Qualité de quelqu’un qui ignore le mal »

C’est ce que l’on oublie lorsqu’arrivent les prémices de l’âge adulte. Ce qui disparaît alors même que la vie commence à peine. Ce qui ne dure pas assez longtemps et que l’on aimerait recouvrer parfois, pour oublier. Désapprendre…

C’est ce que Maud Mayeras met en exergue et tente de faire renaître. Ce qu’elle glorifie à travers ses mots en la rendant si précieuse et si rare. Ce qu’elle rend fragile et éphémère comme un papillon délicat voué à une mort précoce et inéluctable. Ce dont elle se joue en pointant du doigt ce simple mot : innocence.

Cruauté…

« Penchant à faire souffrir quelqu’un »

C’est ce que l’homme est parfois capable d’infliger à ses semblables en toute connaissance de ses actes ou par folie mais c’est aussi la Terre qui anéantit quelquefois sans concession, ce que ces êtres destructeurs que nous sommes construisons en oubliant le respect qui lui est dû.

C’est ce que Maud Mayeras utilise pour malmener et amocher ses personnages. Ce qu’elle sait enfanter dans chaque caractère, dans chaque âme humaine car elle en connaît l’essence et l’ambivalence : cet amalgame de bonté et de sauvagerie que l’on appelle aussi : cruauté.

Lux…

« Roman d’une consécration »

C’est l’enfance : cet instant si précaire qui ne dure qu’un instant. Cet état d’innocence pure et de cruauté inconsciente. C’est l’amour : infini et inconditionnel, mêlé de sauvagerie comme un enfant arrachant les ailes d’une mouche et pourtant idolâtrant son animal familier.

C’est Maud Mayeras qui concrétise son talent, met sur plateau l’âme primaire de l’Homme, en tire la quintessence même, l’extrait en douceur et en poésie pour la poser délicatement sur quelques feuilles de papier.

Ce sont ces monstres qui sortent des placards d’une frêle jeune femme. Ceux qu’elle extirpe de son esprit et qu’elle exorcise à coups de plume.

C’est être différente, comme elle. Et de cette différence, devenir une auteure unique en son genre. C’est écrire un roman et le nommer d’un mot, un seul : Lux.

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Humeur musicale

La bande originale de Lux comprend ce titre d’un de mes groupes préférés: Deftones en duo avec la voix envoûtante de Maynard James Keenan

 

4ème de couv’

 

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.avt_maud-mayeras_9156

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné.

Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

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50 réponses »

  1. Voilà, comme toi j’aime retrouver Maud ! Comme toi je trouve que ce roman me fais que confirmer son talent. Comme je disais à l’époque « Elle a tout d’une grande, cette petite », d’ailleurs aujourd’hui c’est une grande que dis-je une immense auteur. Comme toi j’ai adoré ces roman précédents.
    Bon voilà, ça c’était sensé être le début de ma chronique, mais maintenant que j’ai lu la tienne, mais mots semble tellement fade. Tu dis les choses tellement mieux et c’est tellement ça.
    Alors…
    Ben je vais quand m^me défendre ce titre car Maud mérite qu’on la découvre à sa juste valeur.
    Alors…
    Merci madame pour ce beau billet qui rend hommage au talent cette l’auteure unique.

  2. Je vais pas faire original mais je rejoins les autres : ta chronique est superbement bien écrite, comme d’hab’ 🙂
    Je n’ai toujours pas lu de livre de cette auteure, mais Reflex traîne dans la bibliothèque depuis un bout de temps ^^

  3. Waouhhh quelle chronique…. je n’ai pas de mots pour te dire à quel point ta prose est magnifique!!!! C’est juste unique et magique!!!!

  4. Oh c’te boufee d’émotions qui vient en te lisant. Deja qu’Yvan me donnait envie mais c’est sûr que je vais pas attendre longtemps pour me le procurer 😍❤️💖

  5. Maintenant que j’ai lu ta super chronique, plus besoin de lire le roman ! 😀 Nan, je déconne, je veux le lire et s’il n’existe pas en numérique, je l’achèterai en vrai et porterai son poids.

    Reflex, j’avais adoré, contrairement à Fan2Polar, mais comme on le sait, les goûts et les couleurs…

    Allez, dès qu’il tombe sous mes dents, je mordrai dedans !

  6. ma sœur,
    j’ai eu le livre hier et ne le lâche plus , l’emporte partout, vite encore une phrase volée entre deux choses à faire,
    décidément cette Maud Mayeras va laisser une énorme empreinte dans ce qui est la littérature noire.
    Je l’aime, je l’adore.
    ta chronique bien sur me laisse pantoise comme toujours,
    celle d’Yvan est différente et me laisseras -tatouée à jamais- il comprendra

  7. Ta chronique me laisse dubitative. J’ai lu « Hématome » et j’ai été séduite. Puis j’ai lu « Reflex » et j’ai été déçue. Du coup, je suis dans un état d’esprit très partagé au sujet de Maud Mayeras … 😦
    Peut-être « Lux » éclairera-t-il mes hésitations ? Qui sait … 🙂
    Très belle chronique en tout cas !!! Merci …

    PS : je n’ai pas encore ouvert « Avec tes yeux » … lol

  8. Très très belle chronique!!!J’ai d’autant plus envie de le lire maintenant! Il me le faut de toute urgence!!!!;)
    En tous ses mots tu décris tout ce que je ressens pour cette auteure que j’adore particulièrement!

  9. Je ne peux que confirmer les dires de mon ami Yvan. Tes chroniques ne ressemblent à aucune autre, admirablement écrites, et emplies d’émotion.
    Tu enfonces le clou et me donnes une motivation supplémentaire de découvrir ce roman.
    Bises, ma belle…

  10. C’est un vrai luxe de venir lire tes chroniques, qui sont uniques. Uniques comme les romans de Maud Mayeras. Bourrées à ras bord d’émotions comme le sont ses livres.
    Vous faites la paire, tu es la personne idéale pour rendre l’hommage que Maud mérite pour son livre et son univers. Frisson…

A vot' bon coeur m'sieurs dames...

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