Collette Sandrine

Sandrine Collette, Juste après la vague ♥

« Juste après la vague » est un roman post-apocalyptique. Un roman noir. Un roman d’amour. Un roman magnifique…

Il y a tant de délicatesse dans les mots de Sandrine Collette, tant de douceur aussi. Dans ce roman, sa plume est comme guidée par un amour infini: celui d’une mère pour ses enfants. Chaque mot est fait de tendresse, chaque phrase est construite sur des fondations délicates que même le pire des scénarios ne peut ébranler.

Et pourtant…le désastre annoncé de ce roman est aux antipodes de l’amour. Tout n’y est que cataclysme exposé jusqu’à la nausée. De l’eau. Partout. Sans que rien ne fasse imaginer autre chose que cette étendue infinie. De l’eau à perte de vue, que rien ne peut arrêter. Qui recouvre tout comme si elle nettoyait une terre trop salie par l’homme. L’eau qui purifie et qui tue aussi. Qui noie et qui punit.

Et dans cet océan: une île. Et une famille. Et des enfants. Trop peut-être… A se demander si Terre et Mer ne se liguent pas pour que le monde s’allège de quelques âmes. Trop d’humains, trop de vie et puis trop de morts.

Et vient l’instant du choix qui n’en est pas un. Pas vraiment. Car choisir c’est renoncer. Et ils renoncent plus qu’ils ne choisissent. Mais comment survivre après? Comment accepter l’inacceptable? Impossible et pourtant…

Voici l’histoire d’un renoncement et de ses conséquences. D’êtres forts. De cette force de vivre plus difficile à assumer que celle de mourir. Car résister est plus difficile que se résigner. La résilience est plus compliquée que l’abandon.

Et puis il y a cette lumière qui s’échappe de ces pages. Une lueur dont le reflet illumine les remous d’une mer en colère et dont Sandrine Collette ne se dépare pas au fil de ses romans. Des récits sombres qui mettent à mal et qui laissent toujours un sentiment d’inéluctabilité mais qui laissent également apercevoir tout l’amour dont l’Homme est capable. Et ça rassure. Et ça console. Et ça fait choisir ses romans parmi tant d’autres puisqu’on sait qu’au final, elle nous aura parlé d’espoir.

4ème de couv’

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

5 réponses »

  1. De la douceur dans un post-apo ? Là, va falloir que je vérifie par moi-même 😆 En plus, je dois le lire, il est dans mes « urgents » depuis sa sortie… Oui, dans mes lectures, c’est pire qu’à l’administration 😆

    • Pourquoi, ils connaissent le mot « urgence » dans l’administration?
      Plus sérieusement, j’ai adoré ce bouquin pour la poésie qu’il dégage, comme tous les romans de Sandrine Collette.
      Souviens toi des « Larmes noires… », il y avait la même douceur malgré le thème.
      Je crois que le caractère de l’auteure transparait dans ses mots.

      • Non, en effet, le mot « urgence » ne fait pas partie de leur vocabulaire… Tu sais quel objet on ne saura jamais voler dans une administration ??? Non ??? L’horloge fixée au mur, parce qu’ils ont tous le regard rivé dessus !!! 😆

        Oui, on a eu de la douceur et de la poésie, de la beauté, alors que nous étions dans un monde de brute !!

        Vendu !!! Ben non, c’est con, je l’ai déjà acheté… 😀

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